INTRODUCTION
Ce livre est la suite logique des études orientales inaug:irées par la Bible dans VInde,
Un rapide exposé de ce précédent ouvrage rendra à ceux qui ne le connaissent point, la lecture de celui-ci plus fructueuse, tout en condensant les souvenirs des lecteurs de mes première eaais,
La Bible daru Vïnde se divise en quatre parties. Dans la première: j'étudie l'influence de l'Inde par sa langue, sa morale, ses lois, sa philosophie sur les sociétés anciennes. Je suispasàpaslamarchedelacivilisationindoue, en Ëgyptepar Manés, en Asie-Mineure et en Grèce par Minos^ législateurs qui ne furent, à mon sens, que les continuateurs de Manou, le législateur de la haute Asie. Je démontre à l'aide de la philologie, que ces noms d'hommes célèbres ont une commune origine samscrite, que tous les noms de la Fable antique appartiennent à la même langue, et que la plupart des systèmes des philosophes grecs, ont pris naissance dans l'Inde.
Zoroastre, son livre des Nosks, la civilisation qu'il fonde en Perse, ses luttes avec les brahmes indous viennent ajouter de nouveaux arguments à la thèse que je soutiens, Rome môme n'échappe pas à cette influence, à cette infiltra-
tion, et aes n^ea rap|>orteBt de la Grèce, de fËgypte et de- TAsie, des lois identiques à celles de Manou. I Dans la seconde partie, après avoir soutenu Timpossibi* lité de la mission divine de Moïse, mission que Manou^ Gfaristmt, Bottddak, MaBés, GoBi^tt«484, Zcr^Màftire, Mahomet, lé Christ, que tous les pasteurs d'tiommes s'étaient déjà attribuée avant et s'attribuèrent après lui, j'assigne aux Israélites une origine purement égyptienne.
En effet, je trouve sur la terre des Pharaons, ce prétendu peuple de Dieu, dès son début et d'après Moïse lui-même, au dernier degré de récheHe sociale, repoussé par toutes les castes, livré aux plus durs travaux, traité enûn comme le furent les parias de l'Inde, et la conclusioa de cette identité de civilisation, de situation, de mœurs, de servitude, est que les Hébreux furent les parias de l'Egypte.
Moïse élevé jusqu'à quarante ans à la cour des rois d'Egypte, sans qu'il ail eu jusqu'à oette époque connaissance de son origine servile ; initia par les prêtres aux myatèfes réservés aux hautes classes^ n'a fait, dans les cinq livres de la Bible dont il est recanna l'auteur, que copier assex grossièrement, les ancieBBaa traditioos de la haute Asie, apportées en Egypte par Manès et les difTéraates émigrations qui vioreni successivement peupler ce pays.
Pourétayer cette thèse, je puis presque dire la prouver, je donne de nombreux textes delà Bible, qui ne sont jusqu'à l'évidence que de maladroites copies, que de pâles reûets d'autres textes extraits des védas et de Maaou.
La troisième partie renferme la Genèse indoue : création
du monde, révolte des dévas ou anges, naissance d'Adhima
( en samscrit, le premier homme) et d'Hèva (en samsorit, ce
qui compLète la me)^ le déluge, les patriarches, la légende
d'Âdjgarta que Mo&se transforma en celle d'Abraham. Les
' prophéties qui annoncent la naissance du rédempteur indou.
.< Puis, je donne, d'après les ouvrages de théologie samscrite
f ksplus aulhenli'{ue3, lavie de £>evanagui, la vierge mère, la
i naissance deGhristua,les persécutions du tyran de Madura,
• le massacre d> s innocents, renfance du rédempteur, sa vie
iuiiitaute. ses maximes, ses paraboles, son enseignement
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phHosoplif qne él relfgieiiT, m mort 8«ir Im rinB éa Ontàge, qui fut un assassinat saesrdotal.
Étudiant aloi's le fonctioanement rell^fiaaz adopté par les brahmes prêtres sttceessettrs de Ghristna» apr^ la mort de leur maître, ibnetionnemeiit qni subsiste encore dans les pagodes du sud, je démontre que Tlnde, il y a six mille ans, possédait déjà Toffioe du sarvameda, véritable sacrifice delà messe; la confession publique d'abord à la porte des temples et devant rassemblée des fidèles, secrète ensuite aupiés d'un brahme; le baptême par l'eau du Gange, ou par l'eau lustrale, pour ceux qui étaient trop éloignés du fleuve saevé, ainsi que les sacrements de oooûrmatioa avant l'âge de seixeane, et de mariage.
Je démontre que le brabme prêtre recevait son investltiure par les bulles saintes, qnll portait et porte encore une ao«tane blanche, la ceinture et la tonsnre, qu'il faisait vœu de chasteté^ et d'après le missionnaire Dubois lui-même» donnait à ses ouailles le plus pur exemple de toutes les vertus.
Dans la quatrième partie enfin; reprenant en sous^œuvre, à l'aide des preuves nouvelles que j'ai apportées au débat, l'opinion presqne inconnue aujourd'hui des gnostiques de l'école d'Alexandrie, dont les plus célèbres, Philon le Juif, Dosithée, Gerînthe, Simon surnommé le magicien, Ménandre le Samaritain» Garpocrate, Badlide, Valentin et Tatien d'Alexandrie, Saturnin d'Antioche, Bardesane d'Edesse, Marcion et Gerdon, tous contemporains soit des apôtres, soit des premiers pères de l'Église, leur disaient : € Vos doctrines ne sont que la rénovation des ancien? cultes do l'Orient > Je dis à mon tonr aux apôtres : Après la mort du pasteur juif votre maître, qui s'était contenté de consoler les iiEubles et les afiligés, vous l'avez divinisé au profit de votre puissance, à l'imitation des disciples de Manon, de Ghristna, Bouddah, Sakya-Mouni, Eoroastre et Gom-fo-tsé.
Vous avez copié le nom, et les aventures de Ghristna, jus* qu'à sa mort même, dont tous les livres historiques et rellirieux de l'Inde sont remplis, pour les attribuer à Jésus, dont pas un historien 4e son 4>oque ne parle. Il est vrai que voua
S6 LES FILS DB DUSa.
n'ayez osé publier votre roman religieux que plus de deux siècles après la mort de votre héros, dans le but de rendre tout contrôle impossible.
Comme tous les antiques sorciers de l'extrême Orient, comme les sybiles, les oracles de Madura, de Delphes ou d'Isis, vous avez eu recours au merveilleux, au miracle et au sortilège pour fonder votre culte. Gomme cérémonies vous avez tout emprunté à l'Inde. Baptême dans les eaux du Jourdain d'abord, puis ensuite par l'eau bénite ; confession, communion, conûrmation, ordination, huiles saintes et tonsures, calices, encensoirs, soleil et triangle du saint-sacrement, et autres instruments du culte ; croyance à rimmortalité de l'âme, à l'unité de Dieu dans la Trinité que Moïse n'a pas connue, vous avez tout pris. — Oui, les gnostiques, vos contemporains^ avaient raison, ils ont signalé la fraude : vous n'étiez que la rénovation des doctrines de l'Orient.
Vous êtes nés du brahmanisme, comme le bouddhisme, le magisme, les mystères de l'Egypte, les superstitions juives. De même que les panthéons informes des Grecs et des Romains, des Germains et des Scandinaves, sont eux-mêmes issus par voie d'émigration, des superstitions ridicules que les prêtres brahmes avaient abandonnées enp&ture à la foule pour mieux asseoir leur domination. Vous êtes émané du brahmanisme enâu, qui fut la vieille religion de l'extrême Orient, et de la haute Asie, comme à leur tour toutes les sectes modernes sont issues de votre christianisme.
Rien ne se perd en ce monde, pas plus une idée qu'un atome de matière, et la science du passé, mieux entendue, en puisant aux sources primitives des vieilles civilisations, de même que les sciences naturelles retrouvent auj ourd'hui, dans le charbon de nos mines, les arbres et les fougères gigantesques qui lui ont donné naissance, mettra à jour avant peu, toutes les superstitions antiques inventées par les prêtres et les pasteurs d'hommes, pour mieux dominer les masses ignO' rantes et crédules.
En recherchant dans les Fils de Dieu, l'origine de tous ces sycophantes, de tous ces messies, de tous ces rédempteurs, de tous ces prophètes, de tous ces prétendus porte-parole de