UNE LÉGENDE INDOUE
Je yeux vous dire une légende :
fl Quand la durée du pralaya (chaos) prit fin, le Seigneur existant par lui-même, qui n*est pas à la portée des sens externes, que l'esprit seul peut percevoir, qui échappe aux organes des sens, qui est sans parties visibles, éternel, Tàme de tous les êtres, que nul ne peut comprendre, parut brillant de l'éclat le plus pur, dissipa l'obscurité et déploya sa splen« deur.
c Gloire à toi, Brahma, qui tira du germe immortel et les cieux et les mondes, je t'invoque, protège mes chants, je veillerai à ce qu'aucune de mes paroles ne puisse blesser tes oreilles!
t Au temps des vanaprasthas et des saints patriarches, le génie du mal était sans pouvoir sur la terre . L'homme était pur et bon, il n'avait qu'à étendre la main autour de lui pour jouir des dons de Dieu, les vaUées ombreuses étaient pleines de troupeaux, les arbres étaient chargés de fruits, et la terre produisait le riz et les menus grains sans culture.
c De tous les coins du globe s'élevait un concert d^hymnes et de prières, chacun lisait dans le livre sacré des védas, le père de famille enseignait la divine parole à ses enfants, et sur lo soir de sa vie, se retirait chargé d'ans et de vertus dans les forêts, où vivant de racines, d'eau pure et de fruits sauvages, il attendait l'heure de s'absorber dans le sein de bruhiua.
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« n ii^cvait pas deewlev» ear rcaibHioii uTélait pssBéo, «i le mal n'oraH pas cneiNre ibreé les hommes à se pnrqoer eomme des troupeaux, à interdirs les sooroes, ht terra, si les arbres, en disait s« TOTaeeur altévi, oetUsooro est à Bioi, le ris de oette terre est à moi.«* les fruits de oss arbres sont à moi... ITy tooehe pas on je le tue.
« Ghaenn purifiait s«i paroles par la irérité, et oflhdt les saerifices,earle¥6daadît : c Le soir lorsqu'on ne voit ph» • la fumée de la evirine» que le pilon est sn repos, que le « ohari)on estéleini,que les gens sont ra8âasiés,q«e les plats € sont retiréB,<rest le moment detlnrocatien à Dien, ponr le « remercier de ses bienftiits.
« Il n'y avait ni prôtre, ni rail
« Mais pea à peu, le nombre des hommes Ait en sTaugmentant, et la terre eomme une nourrice dout les mammelles sont détenues stériles, ne pni pins snftre à noorrir ses enfants. Les animaux s'Maient enfais dans le plus profond des bois, pour échapper à la mort, les champs de ris ne produi» saieut plus qee de l'hélice*- et l'homme désespéré se letooma dn c6té de Brahma son supiéme espoir, et il lui demanda le moyen de finir sss souflrances.
€ Et Brafama dit à ceux qui le priaient: Trarailles, déohirez le sein de cette terre qui deviendra de nouveau piodoetive, semea les grains, arrosez les idantes, tailles les adirés, appri^oiaes les animaux et parques-les pour qu'ils vous donnent du croit, et bientôt tous aures de tout en abondance, et voue mettres en léserve pour les aimées de disette.
. ■ Les homnMs qui écoutaient à gettonx se reterérent consolés, et ils se mirent à travailler, à retourner la terre, à se* mer le ris, à émonder les arbres^ et ik prirent aussi des animaux sa grand nomlse qa*ile accouplèrent mâles et femelles,... et suivant la prédiction du Seigneur, Les jouis heareux reJirioreat mais ils furent achetés par un dur labeur..*
« £t l'homnae reconnaissant, dit un jour : Je vais aller re^ mercier celui à qui je dois tout, mais les prières et les invocations de la sainte écritore, ne sanraiept plus suffîre, aiasl queie sacrike dei'avasalbyapar le fou consaosé, je YaisM
. offrir les premiers de tous les fruits et de tous les animaux que J'ai obtenus en suivant la parole du divin Pourouclia (un des noms mythologiques de Brahma.)
c Et ayant dit cela, il prit une mesure du riz le plus un et le plus beau, du safran dans sa fleur, des menus grains de toutes espèces, des fruits les plus savoureux qu'il put trouver... et il prit encore un couple de jeunes éléphants, un taureau et une génisse, une paire de chevreaux à toison xouge, et deux colombes qui sortaient à peine du nid...
c Et ayant placé le tout ensemble, il se dirigea vers les montagnes, et se mit à gravir la plus haute, et étant arrivé au sommet, il s'arrêta en disant : — Ce lieu me semble pro«^ pice pour l'offrande que je veux faire à Brahma.
c Et voyant une pierre très -haute et très-large, qui se trouvait là sur la montagne, il y réunit les grains, les fruits et les animaux qu'il avait apportés, et il se mit à implorer le Seigneur et à le remercier de lui avoir sauvé la vie, ^n lui enseignant le travail 1...
c Et comme il suppliait Brahma d'accepter le pieux don qu'il lui faisait... un homme sortit tout à coup de derrière la pierre, et s'empara des grains, des fruits et des animaux en s'écriant : — Ceci est mon blent...— Part à deux, dit ans* sitôt un autre homme qui parut au même moment...
c Les deux voleurs se toisèrent, prêts à en venir aux mains, et à s'entre-déchirer t... — Qui ea-tu, dit superbement le dernier venu au premier?
c ~ Je suis l'envoyé de Dieu, répondit celui*ci, et je viens prendre en son nom, l'offrande qui lui est adressée!
i — Eh bien, moi, je suis la Force, répliqua le second, et je prends ce qui me plaitt...
1 ^ La Force vient aussi de Brahma, insinua l'envoyé céleste,... faisons alliance, je dirai aux hommes de t'obéir... et nous partagerons.
I c Et pour sceller leur alliance^ ils se retournèrent et battirent le pieux croyant, qui était venu pour offrir les prémices de son travail au Seigneur, et comme la victime leur disait : — Pourquoi .me frappez-vous? Us lui répondirent : parce que tu es notre esclave, et s'étant emparé des ani-
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maux, ils chargèrent sur son dos les grains et les fruits, et le maltraitèrent de nouveau pour lui faire descendre plu( vite la montagne...
c Et désormais celui qui avait travaillé et cru, fut obligé de nourrir ces deux hommes et de les servir... i
(Extraits du Pr&sada (Poème des poêm$$). Le prêtre et le roi étaient nés.