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pouvez sans gâter votre jea vous réserver quelque chance pour révénemeot contraire, faites-le, car les résultats les plus inattendus se réalisent parfois, et Texpérience a prouvé que cette précaution est bonne ^
Que cette préoccupatioa constante du succès qui lui inspire ce souhait : a Priez Dieu de vous trouver toujours du côté du vainqueur », ait rendu Guichardin peu scrupuleux sur remploi des moyens, cela va de soi, et Ton s'attend bien à ce que sur Tutilité de la dissimulation, du mensonge même et de la perfidie jusque dans Tusage de la vie privée les Ricordi offrent plus d'un précepte.
Nie effrontément ce que tu veux tenir caché, affirme ce que tu veux qu'on croie, car, encore que le contraire se montre, et même avec évidence, affirmer ou nier gaillardement mettra quelque trouble dans la cervelle de celui qui t'écoute *.
C*est toutefois vers la sphère des idées politiques que gravite surtout la pensée de Guichardin, la politique étant Tarène où se mêlent et se débattent les plus ardents intérêts de la vie pratique. Sa curiosité trouve une abondante matière à observer soit les différentes combinaisons auxquelles la science du gouvernement peut donner lieu, soit le jeu infatigable et les ressources infinies de l'ambition humaine. Il semble prendre plaisir en pur théoricien et en artiste, à examiner les différents systèmes, à en signaler les avantages et les dangers, à aider également de son expérience ceux qui veulent édifier et ceux qui veulent détruire. On croirait volontiers que la forme du gou-