‹ Études italiennesChapitre 8 sur 41 · XIV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XIV AVERTISSEMENT

à l'aclive et méthodique curiosité de notre savant collaborateur, ni l'histoire de la Révolution, ni celle des c Alliances du Nord », si complexes et si compliquées Tune et l'autre , ne l'avaient détourné du commerce de l'antiquité. A la préoccupation des choses de la politique toute contemporaine, dont il ne se lassait pas de suivre les vicissitudes, il joignait le goût persistant de l'érudition; et d'une série d'études sur Marie- Antoinette, avec autant de sûreté que d'aisance, il aimait à passer à une série d'études sur Rome et les Barbares. Les lecteurs de la Revue des Deux Mondes ne peuvent pas les avoir oubliées. Conçues et écrites au lendemain de nos désastres par un homme qui les avait vus lentement se préparer, elles sont tout animées du plus ardent patriotisme, et pourtant admirables de froide et de sereine impartialité. >

M. Geffroy eût aimé cette analyse de son œuvre historique; il lui eût plu de voir constater ces « liaisons > entre l'histoire de Suède et la nôtre, que son érudition avait révélées, et ce t renouvellement > de l'histoire de Louis XVJ, que son érudition avait accompli; et justement fier de ces résultats, il en eût fait honneur à sa conception même du travail historique, qu'une dernière fois nous définirons en empruntant le langage de M. Luchaire : t L'union des idées générales et des faits de détail sévèrement contrôlés, la vue claire des ensembles jointe à cette précision minutieuse sans laquelle il n'y a point de science, tels étaient les traits essentiels de M. Geffroy historien ».

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