‹ Études littéraires et dramatiques de RenardChapitre 55 sur 86 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

PROCIDA, Mu« rhabit d'un Corddier.

D'un regret douloureux je me fatigue en vain !.. Qui peut dans son tombeau ranimer Conradin:^ Gage de mes sermens , urne terrible et sainte , Ah! du moins jusqu'à lui laisse arriver ma plainte! Mais, hélas ! que me sert un désir impuissant ?

Pourquoi me consumer en pleurs? Il faut du sang

C'est à vous de trembler, tyrans de la Sicile !

Je règne plus que vous du fond de cet asile.

Le peuple est asservi.... mais il n'est pas dompté :

Vous lui montrez des fers, et moi sa liberté.

Toi qui, fier d'un vain titre, insolemment nous braves ,

Dis-nous quelle est ta force.**., un sceptre et des esclaves !

J'ai su placer la mienne au cœur des citoyens :

Tu veux les accabler... c'est moi qui les soutiens.

L'horreur de ton nom seul assure ma vengeance :

II nie reste un tombeau, ce fer... et du silence.

On vient.

i36 LES VÊPRES SICILIENNES.

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