‹ Études littéraires et morales sur HomèreChapitre 120 sur 138 · Æn., III, v. 312. · texte numérisé non relu

Æn., III, v. 312.

« besoin de son assistance. L’Écriture sainte est rem- « plie d’exemples et de témoignages admirables de o cette vérité. En voici un qui a un rapport merveil- « -leux avec cette fiction d’Homère , et qui arriva « quelque deux cents ans après lui, dans le temps de « la captivité des enfants d’Israël à Babylone, c’est-à- « dire au temps de Sennachérib.... Le vieux Tobie « envoyait son fils à Ragès, ville des Mèdes, pour se « faire payer d’une somme considérable. Le jeune » Tobie ne sçavait pas le chemin ; il trouve à sa porte « un jeune homme reVestu d’un éclat de majesté qui « attirait l’admiration, c’estait un Ange sous la forme « d’un homme. Cet ange interrogé qui il était, res- « pond comme Mercure par une fiction.... Il dit, « qu’il était des enfants d'Israël, qu’i/ se nommait Aza- « rias et qu’il était fils d'Ananias. Cet Ange conduit « heureusement le jeune Tobie; il lui donne des in- « stuctions, et quand il est question de recevoir la « récompense que le père et le fils luy veulent don- « ner, il déclare qu’il est l’Ange du Seigneur, prend « son vol vers le ciel et disparaît à leurs yeux. Voilà « une grande conformité ; mêmes idées, même stile ' . »

Et maintenant nous touchons à la seconde moitié de ce chant et aux grandes scènes dont elle est remplie. Priam est descendu de son char, et après avoir laissé en dehors de la tente d’Achille Idéus avec les chars, les chevaux et les mules, il est entré dans la tente du fils de Pélée. Alcime et Automédon, les fidèles écuyers d’Achille, venaient de lui servir le repas du soir. La table était encore dressée. Priam avait pénétré dans la tente sans être vu, et aussitôt

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