‹ Études littéraires et morales sur HomèreChapitre 126 sur 138 · Voy. la Tragédie d’ Andromaque , passim · texte numérisé non relu

Voy. la Tragédie d’ Andromaque , passim

« tu travailleras pour un maître barbare; ou bien, un « des Grecs, t’arrachant de mes bras, te précipitera « du haut d’une tour pour venger le trépas d’un frère, « d’un père ou d’un fils que lui ravit Hector. Sous les » coups d’Hector un grand nombre d’ennemis ont « mordu la poussière; carton père n’était point clé- « ment dans les funestes combats. Aussi , tout le « peuple le pleure dans llion.Tu laisses à tes parents « un chagrin et un deuil inconsolables, cher Hector, « mais c’est à moi surtout que tu laisses d’amères « douleurs. Hélas ! de ton lit de mort tu ne m’as point « tendu la main, tu ne m’as pas adressé pour la der- « nière fois quelqu’une de tes sages paroles, dont « je me serais souvenue nuit et jour, en versant des « larmes 1 2 3 4 * . »

On a quelquefois douté de l’authenticité de ce morceau, comme de celle des paroles que le poète prêtera tout à l’heure à Hécube et à Hélène 1 . Pour nous, nous ne partageons en aucune façon ce doute : ceuxlà d’ailleurs qui l’ont émis, n’osent pourtant nier que tout cela ne soit d’une haute antiquité 9 , et ils sont forcés d’en reconnaître la beauté et le charme attendrissant *.

Après Andromaque, « Hécube commence sa plainte. » La douleur d’Hécube, pour être plus contenue et plus calme, n’en est pas moins touchante. Elle remercie les dieux de la protection qu’ils ont accordée à son

2. Heyne, Observ. in Iliad., XXIV, v. 723-776. — Payne-Knight , Not. in Iliad., U, y. 723-776.

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