Andromaches lamenta affect us muliebHs plena. Dulcissimi
sunt t ss. 742 sqq. (Heyne, Observ. in Iliad., XXIV.)
cher Hector jusqu’après sa mort, puisque ce sont eux qui ont préservé son corps de la corruption et l’ont rendu ensuite à sa famille et à son peuple. Pour se consoler de la mort d’Hector, elle se retrace la mort de Palrocle, qui a causé tant de regrets et de douleurs à Achille. Elle adoucit son propre chagrin par la pensée égoïste, mais vraie, que le chagrin d’Achille pleurant Patrocle n’est ni moins profond, ni moins cuisant.
Après Hécube, Hélène, elle aussi, « commence sa plainte. » Elle pleure dans Hector un ami, un frère plein de douceur et de bonté pour elle et qui la défendait toujours quand les Troyens ou les autres fils de Priam faisaient quelque reproche à Hélène. Que n’est-elle morte plutôt que de survivre .à Hector 1 Désormais, dans Ilion, elle n’a plus ni appui ni soutien.
Chose curieuse ! Ces lamentations autour d’un cadavre sont encore en usage dahs la Grèce contemporaine où on les désigne sous le nom de myriologues. L’auteur des Chants populaires de la Grèce moderne, feu M. Fauriel, a recueilli un grand nombre de ces poétiques effusions de la douleur; et à ce sujet il fait rembarquer* avec raison, que nous possédons de véritables myriologues dans le vingt-quatrième livre de l’Iliade.
M. Ampère, de son côté, constate les mêmes analo- « gies : « Dans les îles Ioniennes, dit-il, un voyageur « a vu les amis, les parents s’approcher d’un ami, « d’un parent expiré, se pencher vers lui, murmurer « à son oreille l’adieu suprême*. » Il fait observer