La Grèce, Rome et Dante, p
, Diqil
ensuite que dans Homère, cette formule, 3)p X e répétée chaque fois qu’une des trois femmes prend la parole, pourrait se traduire : commence à chanter son myrioloque. Et M. Ampère ajoute : « La scène touchante « qu’Homère place ici dans le palais de Priam, se « passe chaque jour dans la démeure du plus humble « enfant de la Grèce. Les chanteurs y sont, et les « femmes qui appartiennent à la famille expriment « les regrets de tous, comme le font dans l’Iliade, « Hécube, Andromaque, Hélène 1 . *
Aux plaintes d’Andromâque et d’Hécube, à celles d’ Andromaque surtout, on peut opposer dans Quintus de Smyrne, l’auteur de la Petite Iliade, les plaintes de Briséis* et d’QEnone 3 , pleurant l’une Achille, l’autre Pâris, et les plaintes d’Hécube*, déplorant le
1. Ibidem , p. 81. Les mêmes coutumes se sont conservées dans l’île de Corse ; voy. à ce sujet quelques curieux chapitres extraits du savant ouvrage de M. Ferdinand Gregorovius, intitulé la Corse (2 vol. in-8*) , et traduits dans la Revue germanique, livraison du 15 janvier 1861. <* Quand la mort est entrée dans une maison, les a parents, debout autour du lit funèbre, disent leur rosaire, puis • ils poussent un cri de lamentation (grido). On pose ensuite le « cadavre sur une table nommée tola appuyée contre le mur. La a tête repose sur un coussin et porte un bonnet.... Bien drama- « tique est la lamentation sur lé corps d’Hector dans le dernier « chant de Ylliade, elle peut être tout à fait comparée aux ballata « ou tola.... Tel est le culte des morts en Corse, tel qu’il s’est « conservé dans l’intérieur et dans le sud de l’île jusqu’au jour « présent. » (Passim. , loc. cit.) Voy. encore les curieux exemples de tola, de ballata et comme on dit aussi de lamento et de vocero corses , cités par le même auteur et traduits dans le Recueil cidessus mentionné, p. 89 et suivantes.