‹ Études littéraires et morales sur HomèreChapitre 129 sur 138 · Chant X, v. 151 sqq · texte numérisé non relu

Chant X, v. 151 sqq

fatal trépas du même Pâris qu’avec son cœur de mère, elle excuse, que dis-je?— elle justifie, malgré toutes ses fautes.

Peut-être y a-t-il dans le désespoir de la mère à Euryale, peint par Virgile', quelque chose de plus V1 f et de plus déchirant encore que dans la douleur d’Andromaque. Le même Virgile a dépassé certainement son modèle dans les plaintes qu’exhale sur le cadavre du jeune Pallas l’infortuné roi d’Arcadie*.

Ovide a trouvé des accents admirablement passionnés dans le désespoir de sa Niobé, ce modèle accompli, naguère des joies, maintenant de toutes les douleurs de la maternité : « Hélas ! qu’en ce moment

* die était différente de cette Niobé éloignant, il y a

* peu de temps, le peuple des autels de Latone, et

* s’avançant d’un pas superbe au milieu de Thèbes ! ■* Alors, enviée de tous ses sujets, maintenant objet

* de pitié, même pour un ennemi. Elle se jette sur le ** corps glacé de ses enfants et donne au hasard à “ chacun d’eux ses derniers baisers. Puis, levant ses

* bras livides sur le ciel :

« Repais-toi, dit-elle, cruelle Latone, repais-toi de

* ma douleur, savoure à longs traits mon deuil, as-

* souvis ton cœur barbare; je meurs dans mes sept

* enfants; triomphe, implacable ennemie, applaudi s-

* toi de ta victoire 8 . »

Eloquentes aussi sont les paroles que dans la Thebaïde de Stace, la malheureuse Argie adresse h son cher Polynice, après qu’elle a retrouvé sur le champ

' *• IX, v. 480 sqq.

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