Metamorph. , lib. VI, y. 267 sqq
de bataille son cadavre souillé de sang et de poussière 1 2 * .
Shakespeare a prêté sa véhémence et son énergie accoutumées à l’expression de l’âpre douleur de la reine Marguerite, courbée sur le cadavre de son fils Édouard, poignardé sous ses yeux sur le champ de bataille de Tewksbury, par les ducs de Glarence et de Glocester ainsi que par l’usurpateur, le roi Edouard. Rien de plus déchirant que les cris de la pauvre mère. L’Hécube d’Homère est dépassée'.
On retrouve davantage le soufle et l’inspiration d’Homère dans le désespoir du vieux Nestor peint par notre Fénelon, quand le roi de Pylos serre dans ses bras les restes inanimés de son fils Pisistrate. Cette mort renouvelle la plaie qu’avait faite dans son • cœur paternel le trépas d’Antiloque : * O mon fils, ô « cher Pisistrate! Quand je perdis ton frère Antic loque, je t’avais pour me consoler; je ne t’ai plus,
« je n’ai plus rien, et rien ne me consolera : tout est « fini pour moi. L’espérance, seul adoucissement des « peines des hommes, n’est plus un bien qui me re-