‹ Études littéraires et morales sur HomèreChapitre 134 sur 138 · Voy. notre Avant-Propos · texte numérisé non relu

Voy. notre Avant-Propos

dire cosmopolite des passions; et c’est ainsi, qu’on a pu dire'de lui, que chantre d’un petit coin du monde, il est devenu le poëte de l’humanité. Aussi le génie d’Homère est-il de ceux qui lie vieillissent pas; il a toujours été et sera toujours comme la nourriture intellectuelle de toutes les générations. Les dieux qu’il a célébrés se sont évanouis depuis des siècles, les Grecs et les Troyens qu’il a chantés, ont, depuis des siècles aussi, disparu de la terre; mais Y Iliade est restée debout.

En face de cet antique monument que nous venons de parcourir et d’étudier en tous les sens, nous nous sommes senti, nous aussi, frappé à chaque pas, de respect et d’admiration; et en écrivant ces pages, nous avons essayé, tant bien que mal, d’exprimer l’un et l’autre de ces deux sentiments ; nous avons cherché, de la sorte, à apporter notre humble pierre à l’édifice que, depuis des milliers d’années, chaque siècle, ce semble, aime à élever, à son tour, à la gloire d’Homère. En entreprenant ce travail, nous avons moins consulté nos forces que nous n’avons cédé, nous l’avouons, à notre amour, à notre passion pour le sujet même, par conséquent aux impulsions de notre conscience littéraire , si l’on peut parler de la sorte. Si donc nous sommes demeuré au-dessous de notre tâche , on nous le pardonnera, en faveur même de l’intention ; et l’on nous tiendra compte, nous osons l’espérer du moins, de notre bonne volonté et de nos efforts.

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