‹ Études littéraires et morales sur HomèreChapitre 18 sur 138 · Olli subridens . . . .vultu · texte numérisé non relu

Olli subridens . . . .vultu

Oscula libavit nat.r. (Æn. , I , v. 554 et 255.)

piter si petit, comme Homère immédiatement le relève ! Il donne à Thétis le gage infaillible de sa promesse, c’est-à-dire le signe de sa tête : Jupiter abaisse ses noirs sourcils; la divine chevelure s’agite sur la tête immortelle du monarque, et le vaste Olympe en est ébranlé 1 2 . Image pleine de grandeur, de majesté et de force, rendue dans le texte en trois vers d’une harmonie et d’une magnificence incomparables, et que Phidias, comme il en convenait lui-même 1 , avait sous les yeux et présente à l’esprit, quand, avec son immortel ciseau, il créa son Jupiter olympien.

Remarquons encore que cette image, qui donne une si haute idée de la puissance de Jupiter, est d’autant mieux placée ici que cette promesse solennelle du maître des dieux sera le nœud de l’intrigue. Les vœux cruels et sacrilèges d’Achille seront donc exaucés 1 Les Troyens seront vainqueurs et les Grecs périront par milliers ! La colère d’Achille sera servie par le souverain des dieux.

Et puis, voici maintenant que, de nouveau, Homère fait de ses dieux, des hommes. Nous avons sous les yeux, disons le mot, une véritable querelle de ménage olympien, querelle toute humaine et qui sera suivie d’une réconciliation toute humaine aussi.

Ce que Jupiter a prévu est arrivé. Junon, la jalouse Junon, vient accuser Jupiter de dissimulation. Toujours il fait le mystérieux avec son épouse. Quelle est

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(V. 528, 529 et 530).

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