Élude ?»ir Virgile, p
Homère ne craint pas de nous montrer ici la grave Junon, souriant au récit de ce détail comique. Vulcain verse ensuite à tous les dieux le nectar qu’il puise dansune urne profonde, et faisant le tour de l’Olympe, il en offre à chacun. Et Homère touche encore aux limites de la comédie, quand, à la vue du pauvre Vulcain allant clopin-clopant remplir ses fonctions d’échanson céleste, il fait partir les dieux d’un * éclat de rire inextinguible . 1 »
La fin de toute cette scène répond au début. Les dieux ne sont ici que des mortels habitant l’Olympe. Les festins se prolongent tout le jour durant, aux sons de la lyre d’Apollon et du chant des Muses. La nuit venue, les dieux se retirent dans leur palais;. Jupiter va retrouver sa couche ; il s’endort,» et Junon, «■ qui siège dans les cieux sur un trône d’or, se place « à ses côtés *. »
Tel est ce premier chant de l’ Iliade; péristyle brillant d’un édifice bien autrement brillant encore; base monumentale, et taillée dans le granit, d’une pyramide qui va s’embellissant à mesure qu’on approche du sommet. Tout ce qu’il importe au lecteur de savoir pour la suite du poème, est contenu dans ce premier chant. Le sujet est exposé, le nœud formé, l’intrigue nouée, les caractères principaux sont posés, tels qu’ils se développeront plus tard, tant du côté des hommes que du côté des dieux. Parmi les premiers, l’orgueilleux Agamemnon, le sage Nestor, le fougueux, l’intraitable Achille. Parmi les dieux, le re-
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