I. Genèse, cl' - , xli, v
maintenaht des cris de joie autour des vaisseaux,
« et tous applaudissent aux paroles du divin Ulysse.»
En ce moment se lève le vieux Nestor : assez de discours! q.u’on ne songe plus qu’à agir et qu’on ne perde pas davantage un temps précieux. Il rappelle en quelques mots aux Grecs leurs serments dans l’Aulide, et confirme tout ce qu’a dit Ulysse, en faisant souvenir à tous que le jour du départ de la flotte, Jupiter a fait briller la foudre à droite, signe certain de sa protection et de la chute future d’ilion. Le sage et vert vieillard engage ensuite Agamemnon à faire prendre aux soldats le repas et à les mener sans retard au combat, après avoir toutefois immolé des victimes aux dieux. Et le roi remercie avec eflbsion le vaillant Nestor, non sans mêler à ses paroles le regret de se voir privé du concours d’Achille, envers lequel, et cela relève le roi à nos yeux, il se reconnaît coupable '. Les soldats, sur les ordres du roi, qui leur annonce, dans les termes les plus énergiques, qu’aujourd’liui on se battra sans , relâche, rentrent dans les navires et les tentes pour •réparer leurs forces. Le roi, accompagné des principaux chefs de l’armée, préside à l’immolation des victimes, non sans avoir adressé à Jupiter une prière