‹ Études littéraires et morales sur HomèreChapitre 33 sur 138 · Amate et Lavinie (voy. Æn. , lib. VII, passim · texte numérisé non relu

Amate et Lavinie (voy. Æn. , lib. VII, passim

3. * La main sur l’autel j’ai juré par le feu sacré et par tous «les dieux. Jamais, quoi que le sort décide, on ne verra Latinus

nous n’admire ce beau et grand génie, et plus d’une fois, dans ces Études, nous aurons occasion de lui rendre hommage ; mais, en général, il ne gagne pas à être rapproché de trop près de son divin modèle. L’original fait trop pâlir la copie.

Les victimes immolées et les serments prêtés, Priam remonte sur son char et retourne dans Ilion avec Anténor pour ne pas être témoin du combat de son fils avec Ménélas.

Priam parti, il ne reste plus au poète, pour achever ce qu’il a commencé, qu’à nous montrer les deux adversaires aux prises.

Pour la première fois , nous assistons à un de ces combats singuliers, si fréquents dans l’Iliade, 5 et aussi si variés dans leurs détails, grâce à la riche imagination d’Homère. Ces combats, depuis Homère, sont devenus, comme tant d’autres de ses peintures, une sorte de loi et aussi d’ornement indispensable du poème épique. Virgile 1 , le Tasse 5 , Fénelon *,*et de nos jours l’auteur des Martyrs *, n’ont eu garde de négliger ce genre de description.

Par les préludes, ce combat, dans Homère, ressem-

a rompre cette paix; non, dût la terre dans un déluge affreux dis- * paraître sous les eaux et le ciel, s’abîmer au fond du Tartare. » Tango aras; rnedios ignés, et numina testor ;

Nulla dies pacem hanc Italie, nec fcedera rumpet,

Quo res cumque codent : nec me vis uUa volentem Avertet; non, si tellurem effundat in undas Diluvio miscens, cœlumque in Tartara solvat.

[Æn., lib. XII, v. 201 sqq.)

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