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Homère, avaient frappé Aristote. Le philosophe de Stagyre les commente avec complaisance dans cette partie de sa Rhétorique où il parle de la diction 1 . Quant à nous, nous nous sommes efforcé de rendre aussi exactement que possible, dans notre traduction, tous ces détails de style et surtout l’expressive énergie et l’harmonie imitative, malheureusement inimitable, de ces deux vers :
XffÇe Pi6ç, vrjpJ) 8è piy’ tor/EV, Sl-o 8’ ôVorbs xaô’ 8puXov iiaKTéaOat. p-svealvwv.
Pour peu qu’on soit initié aux premiers éléments de la langue grecque, en lisant ces deux vers, et surtout le premier, on croit entendre le bruit de l'arc qui résonne, le sifflement de la flèche et les vibrations de la corde.
Cependant les dieux immortels n’ont pas abandonné Ménélas. Si les arrêts de Jupiter voulaient que l’alliance fût rompue, le dieu n’avait pas résolu la mort du roi de Sparte. Pour indiquer la sollicitude de la déesse Minerve envers Ménélas, Homère recourt à cette charmante et naïve image : * La puissante fille de Jupiter préserve aussi promptement son corps qu’une mère qui écarte une mouche odieuse de son enfant doucement endormi *. » Elle amortit, en effet, le coup de la flèche au moment où celle-ci tombe sur le baudrier qu’elle traverse cependant, ainsi que la cuirasse et la ceinture du héros, dont la peau est effleurée. Le sang s’échappe de la blessure.
« Agamemnon, roi des hommes, frémit dMiorreur
. î. Lib. III, c. xi.