Genèse, xvm, 1, 2, 3, 4, à
succulent. Il les divise ensuite en morceaux, puis les fait rôtir sur la braise; après quoi, il les découpe et les sert à ses hôtes. Cette scène a exercé la plaisanterie et égayé la verve de Perrault et de la Mothe.
, Ces critiques en ont été scandalisés. Quelle trivialité! quelle bassesse de mœurs ! Quoi ! autour d’Achille., ni officiers , ni gardes, ni huissiers; la table n’ést guère somptueuse , et Achille prépare de ses propres mains le repas qu’il offre aux ambassadeurs d’Agamemnon ! *.
On est bien revenu de cette fausse délicatesse, et l’on ne juge plus ainsi les anciens avec nos idées modernes. La Mothe et Perrault exigent, peu s’en faut, des héros de Y Iliade, les habitudes, le ton et l’étiquette en vogue au dix-septième siècle. Peu s’en faut aussi qu’ils ne condamnent Homère pour n’avoir pas donné à Achille des introducteurs, un chef et un maître d’hôtel. Encore un peu plus, et ils se fâcheraient de ce qu’ Achille et Patrocle ne portent ni perruque, ni fraises, ni hauts-de-chausses ! Lire Homère avec de telles préventions, c’est s’exposer à le bien mal comprendre. Combien l’appréciait bien mieux, et sans être, Dieu merci, un critique de profession, le plus grand homme des temps modernes, qui, par une sorte d’intuition du génie, comprenait et sentait le beau et le vrai dans toutes les littératures et sous toutes les formes. On sait que Napoléon, à Sainte-Hélène, lisait et se faisait lire fréquemment Y Iliade; et ce qui paraissait le charmer le plus, c’était le contraste qu’offraient les sentiments délicats, nobles, souvent sublimes des personnages de Y Iliade,