‹ Études littéraires et morales sur HomèreChapitre 97 sur 138 · V. 103 sqq · texte numérisé non relu

V. 103 sqq

2. Uugas Montbel, Obs“rvations sur le vingt-troisième chant de V Iliade. — Lire encore les réflexions du même genre que ce pas-

Hérodote 1 , s’était donc répandue de là dans le monde grec où, après Homère, elle devait, dans la doctrine de Pythagore d’abord, et dans celle de Platon ensuite, prendre un si grand et si poétique développement.

Cependant l’aurore a reparu. Nous sommes au deuxième jour des funérailles de Patrocle.

Agamemnon n’a pas oublié la prière que lui a faite Achille d’envoyer des soldats couper le bois nécessaire au bûcher. Et l’on reconnaît encore ici le génie du poète qui sait avec un art infini varier ses tableaux. Il y a beaucoup de charme et de vérité dans la description qui suit. D’après les ordres d’Agamemnon, des hommes et des mules sortent des tentes pour transporter le bois des funérailles; Mérion, écuyer d’Idoménée, les guide; les guerriers portent dans leurs mains des haches tranchantes et de forts cordages. Les mules gravissent des sentiers ardus, rapides et tortueux 1 . On arrive dans les forêts de l’Ida où jaillissent mille sources abondantes; sous l’acier étincelant tombent avec fracas les chênes à la haute chevelure; on divise les arbres qu’on lie ensuite sur le dos des mules qui creusent du pied la terre, impatientes de regagner la plaine à travers les épaisses broussailles.

En quelques vers, Homère nous trace un délicieux paysage qui vient éclairer de ses teintes riantes les

sage a inspirées à M. t. Ménard dans son travail déjà cité : (De la morale avant les philosophes , ch. i.)

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