‹ Études littérairesChapitre 3 sur 38 · MELPOMÈNE · texte numérisé non relu

MELPOMÈNE

Ah! déesse, autrefois j'en avais à choisir; Et ta bruyante voix, illustre Renommée, A répandre ma gloire était lors animée. Maintenant, je l'avoue, on ne voit rien de moi Qui paraisse à mes yeux digne de ton emploi. Le tliéàtre français, où mes heureuses veilles Ont de tant d'auditeurs enchanté les oreilles, Tant de fois étalé des spectacles pompeux Et de mes nourrissons rendu les noms fameux. Par sa stérilité me reproche la mienne Et n'a plus désormais d'appui qui le soutienne.

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