Acte IV, scène v
Tu comptes les moments que tu perds avec moi ! Ton cœur impatient de revoir la Troyenne
Ne souffre qu'à regret qu'une autre t'entrclienne
Porte aux pieds des autels le cœur qui m'abandonne ; Va, cours. Mais crains encor d'y trouver Hermione '.
Ces alternatives d*amour et de haine sont encore plus violentes dans le monologue qui ouvre le cinquième acte, entre l'offense et son châtiment. Elle ne sait plus où en est son cœur*. Il combat encore pour le cruel. Il lui conseille de.révoquer l'arrêt de mort". Mais Gléone ravive ses colères par la description de l'hymen qui s'apprête. Dès lors, c'en est fait. L'impatience des sanglantes représailles est même si vive qu'Hermione craint une défaillance chez son vengeur :
Quoi donc? Oresle encore,^ Orestc me trahit T
Non : il n'a que trop sûrement servi sa rage. On le verra bien à ce cri cité cent fois :
Pourquoi Tassassiner,? qu'a-t-il fait? à quel titre? Qui te Va dit?
Ce trait vaut le quHl mourût de Corneille. Voilà un de ces mots qui découvrent tout un caractère. C'est le sublime de la passion*. À lui seul, il suffirait à perpétuer le souvenir d'Hermione.
Pyrrhus. Les périls d'une slCaatioii faasse. — Entre
la fille d'Hélène et la veuve d'Hector, Pyrrhus joue un personnage qui n'est pas toujours conforme à la dignité tra-
i . Acte IV, scène t.