Les Perses d'Eschyle
2. Ce prince TÎvait encore. Il avait commis ce .crime depuis un an.
3. C'était une imitation de U Solimano de BonareUi délia Aovere (Venise 1619).
une action qui se passe un peu partout, et parmi des personnages trop nombreux, on distingue le jeune Mustapha qui se recommande par sa fierté. Des détails familiers tempèrent ou varient Thorreur du sujet : par exemple, lorsque Mustapha calomnié par la sultane Roxelane et le vizir Rustan va franchir le seuil du Sérail où l'attend la mort, une fenêtre s*entr'ouvre; et, avec un mouchoir, il en tombe un billet lancé par une jeune esclave c[ui l'avertit du péril.
>ious ne ferons pas le même éloge de l'Ibrahim de Scudéry dont l'emphase égale la platitude, du Soliman de Dalibray qui date de 1637, de la Roxelane que Desmarets fit imprimer en 1643, et du Grand Tamerlan deMagnon publié en 1647. Ici, le style est aussi faible que l'invention. L'essai le moins indigne de mémoire serait encore Y Osman que Tristan THermite composa en 1647*. On y remarque un curieux souci de couleur locale, en particulier dans cette description du cortège qui escorte Osman :
Quarante Capigis le suivoient seulement,
Et six pages d'honneur, dont l'un portoit sa trousse.
Et les autres tenoient les cordons de sa housse.
Dessus ses brodequins, et sur sa veste encor
Éclatoient des rubis, des perles et de Tor ;
Et dessus le fourreau d'un riche cimeterre...
De larges diamants brilloient de tous côtés '.
Suecès brillant. lios partisans de OornetUe. JHme de
fMviffné prend l'offensive. — Mais tous ces noms oubliés n'intéressent plus que l'érudition, surtout en face de l'œuvre originale qui ne devait rien à d'obscurs devanciers. Joué le mardi 5 janvier 1672, à l'Hôtel de Bourgogne, Bajazet fut l'événement de l'année qu'inaugurait son brillant succès. L'enthousiasme de ses admirateurs' eut un
1. C'est l'auteor de Mariamne, représentée en 1637. Il s'agit ici d'Osman II, toé dans une révolte des janissaires.