‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 3)Chapitre 136 sur 193 · I . Le Jonas inconna sèche dans la poussière · texte numérisé non relu

I . Le Jonas inconna sèche dans la poussière

(Sat. IX, V. 91.) L'un prend le seul Jonas qu'on ait yu relié.

(Lutrin V, t. 143.)

* 2. Le conrent joue souvent un rdle dans la littérature romanesque du dix-septième «liècle, depuis VAstrée jusqu'à la Princesse de Clèves. Junie elle-même n'échappe à Néron qu'en se faisant vestt^le.

aux sourires d'un parterre français ; car chez nous, Sgana* relie n'est point une figure tragique, et les contemporains de Molière n'auraient pu compatir aux doléances de ce mari qui court après l'amante de Paris. Mais Le Clerc était homme à hraver le ridicule, et il n'hésita pas à mettre en scène Agamemnon gourmandant ainsi les regrets malencontreux de son frère :

N'ôtes-voas point honteux de rêver nuit et joar, ^ A iMngrate moitié qui rit de votre amour ?

Les aristarqness da temps. L'abbé de VUllers ; Pierre

Peiranlt. — Pourtant, ces misères furent comblées de louanges dans un opuscule anonyme qui établissait un parallèle entre les deux ouvrages, sous ce titre : Remarques sur riphigénie de M. Cùi^as^. Il est probable que M. Goras fut l'auteur de cette apologie ; car il se garda bien de nommer Le Clerc. Il y blâmait avec outrecuidance la trahison dIÉriphile, les emportements d'Achille, la résignation d'Iphigénie, et la lâcheté d'Agamemnon qu'il comparait au Félix de Polyeucte. Mais n'insistons pas sur cette vaine polémique. Laissons plutôt retomber la poussière qu'elle souleva. Ces documents dont abuse aujourd'hui l'érudition ne valent guère la peine d'être exhumés des bibliothèques où ils reposent ; car ils sont dictés les uns par la haine ou la mauvaise foi, les autres par un pédantisme fastidieux ; et, au lieu d'éclairer les questions, ils ne font que les obscurcir. Tous ces batailleurs se gourment dans une impasse ; ils n'obéissent à aucun principe : on dirait des sourds ou des aveugles qui dissertent sur les sons ou les couleurs.

Un autre Aristarque de ce temps, l'abbé de Villiers, alors jésuite, et plus tard bénédictin, ne s'avisa-t-il pas de louer dans ïlphigénie de Racine une tragédie sans amour *? Oui, sans amour! Écoutez : « On peut affirmer que ce grand succès a désabusé^le public de l'erreur où il

1. C'était une réponse aux Remarques êur l'Iphigénie de M. Racine^ qui aTaient aussi paru sans nom d'auteur.

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