‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 3)Chapitre 143 sur 193 · Il censure indirectMnent Racine dans ces vers · texte numérisé non relu

Il censure indirectMnent Racine dans ces vers

Les Dieux n'allument point de feux illégitimes; Ils seroient criminels en inspirant des crimes.

2 . Interrompu depuis trois ans, il venait de ressusciter, en avril 1677.

3. Philostrate, rhéteur au troisième siècle de J.-C., a laissé la description Ai 76 peintures qui ornaient le Portique de Naples.

4. Il y a des paraphrases manifestes de motifs suggérés par Hscine. En voici, ffcei* ques exemples; nous soulignons les imitations:

Hippolyte est sensible, et ne sent rien pour moil

situations rappellent tantôt Hermionev à la cour de Pyrrhus, tantôt Monime entre Miihridate et Xipharès. Quant à Hippolyte, avant de perdre la vie, il commence par perdre la tête ; car on ne peut comprendre par quelle aberration d'esprit, aimant» Aricie dont il est aimé, il refuse sa main, lorsqu'elle lui est offerte par Thésée. Bref, il n'y a pas moins d'incohérence et d'absurdité dans la conception que de platitude dans l'exécution. C'est presque partout le renversement de la logique, de la vraisemblance ou de la vérité morale. Aussi nul lecteur ne peut-il admettre que Racine ait dit, comme on le prétend : « Toute la différence qu'il y a entre Pradon et moi, c'est que je sais écrire ». Non : parler de la sorte, c'eût été se méconnaître et calomnier son art. Constatons plutôt que les maîtres seuls ont droit sur certains sujets. Celui de Phèdre était de ce nombre. Voilà pourquoi il n'a pas réussi mieux aux devanciers ou aux successeurs de Racine qu'à Pradon luixnôme *.

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