‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 3)Chapitre 165 sur 193 · Tiré da poème intitalé La. gloire du Val-de-Grdce, 1S · texte numérisé non relu

Tiré da poème intitalé La. gloire du Val-de-Grdce, 1S

3. Il le fallait bien pour répondre si ponctueilemeat au caprice du mattra, et anx tcbox du publie.

3. La Brayère loi-même qui lui reproche « 1$ jargont et le barbariatne ; seise ans après sa mort, en 1689» n'a pas en le sens équitable. C'est qu'au dix-septième siècle le goût de la pureté avait conduit au purisme. Voyez OaU lao solUcitant Vaugelas en faveur du mot félicité. Ne voulait-on pas rejeter

habiIes>Iuioiit marchandé radmiration, le cœur de la France lui fut conquis dès le premier jour, et, quoi qu'en dise Boileau, elle reconnaît encore son Shakspeare jusque « dans le sac ridicule où Scapin s'enveloppe. »

L'homme. Sa mort. — Parvenu au comble de son art et de sa gloire, recherché par les plus grands seigneurs, mandé fréquemment par la Rochefoucauld, le cardinal de Retz, et M. le Prince auxquels il donna la primeur des Femmes savantes et du Bourgeois gentilhomme^ aimé du Roi qui le fit asseoir à sa table, et daignait être le parrain de son premier enfant*^ Molière, dans tout l'éclat de sa faveur, aurait pu siéger à TÂcadémie française qui lui fit offrir un fauteuil par l'entremise de Boileau. Mais il lui fallait, pour l'obtenir, renoncer à sa profession de comédien. Or son point d'honneur consistait non-seulement à ne pas déserter cette scène à laquelle il devait sa renommée, et dont il ne voulait pas rougir, mais à soutenir la fortune de sa troupe, c'est-à-dire

» de cent personnes que sa retraite eût jetées dans la misère. De fâcheux symptômes alarmaient pourtant ses amis, et leurs instances le pressaient de renoncer à un état dont les fatigues minaient ses forces. Mais il s'obstinait à s'y refuser par dévouement. Les suites en furent funestes. Il venait de composer le Malade imaginaire^ où il jouait le rôle d'Argan, lorsqu'à la quatrième représentation, le vendredi 17 février 1673, il se sentit plus incommodé que de coutume. On ^ui conseilla le repos, mais en vain. « Gomment voulezvous que je fasse? répondit-il. Il y a là cinquante pauvres ouvriers qui n'ont que leur travail pour vivre. Je me reprocherais d'avoir négligé de leur donner du pain un seul jour, le pouvant absolument. » Il €t donc un effort sur lui-même, et, au moment où il prononçait le mot Juro^ il se sentit at'

, taqué d'une convulsion qu'il essaya de dissimuler sous un

potln'fie, parce qu'on disait potlrtn« d* veau (I, 210, Vangelas)? L'expression à présent faillit être proscrite, parce qa'un coartisan, l'ayant rencontrée dans un livre, ferma l'oavrage (II, p. 111). Il y eut là de l'excès, du préjagé.

1» Riclie de trente mille livres de rentes, il menait train libéral, dans sa maison de la rue Richelieu, à la hauteur et en face de la rue Traversière^ vers le n« 34 d'aujourd'hui. ^

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