Eavieuz l'un de l'autre, et menant tout par bagues
2. Dans cette scène, on retrouve un lointain éclio d*Hérodote faisant discirter les chefs persans Otanès, Mégabyse et Darius, après le massacre des Ma* ges (liy. II,9<X»«. K. tO, 81, 82). — Mégabyse y parle comme Cinna: « Rien de plus irréfléchi, et de plus insolent que la foule impertinente. > éjfctXou àx9i'
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Quand le peuple est le maître, on n'agit qu'en tumulte, La Toix de la raison jamais ne se consulte.
c Rien n^est préférable h un seul maître, s'il est bon. • 'Av^pof ^àp îvo^ t û
Et cette liberté qui lui semble si chère N'est poar Rome, Seigneur, qu'un bien imaginaire, Plus nuisible qu'utile, et qui n'approche pas De celui qu'un bon prince apporte à ses États.
Sans pousser plus loin ce rapprochement, bornons-nous à l'indiquer comr.ie un parallèle qui n'a pas encore été fait.
3. Acte IV, scène ii. Comparez les pfaintes d'Œdipe roi (Sophocle) sur les maux inséparables de la puissance suprême, et ie mélancolique adieu qjo Moïse fait an monde dans un poème d'Alfred de Vig^y- (V. nos Extraits cUêS' iiqtuSf cours supérieurs, poésie, p. 4s9.)
tFe Auguste partagé entre Tindignation et la mélancolie des grandeurs souveraines. Rien de plus nécessaire, de plus attendu que ce discours intérieur, puisque l'action n'a plus alors d'autre théâtre que la conscience. Un confident serait donc icj déplacé. Il faut relire Sénèque pour savoir comment une imitation féconde renouvelle et enrichit son modèle. Quant à l'explosion héroïque par laquelle ce drame se termine *, c'est le sublime développement de cette maxime du livre Saint : « Celui qui don^pte son cœur est plus grand que celui qui prend les villes. » S'il y a des fautes dans la conception de Cinnay comment ne les pardonnerait-on pa,s au poète qui, mieux que tout autre, a su faire couler ces nobles et délicieuses larmes où la douleur n'entre pas, et qui ne sont que l'attendrissement de l'admiration, l'effusion de l'enthousiasme?
POLYEUCTB.