‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 3)Chapitre 48 sur 193 · C0UM:.1LLE · texte numérisé non relu

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sauce de ses amants plus qu'à leur personne, il aie tort de la faire trop souvent parler comme Théroïne du Cytu», Ne dit-elle pas de César :

Son bras ne dompte point de peuples ni de lieux Dont il ne rende hommage au pouvoir de mes yeux ', Et, de la môme main dont il quitle Tépée Fumante encor du sang des amis de Pompée, Il trace des soupirs, et d'un style plaintif, Dans son champ de victoire, il se dit mon captif ^

Mais ces fadeurs qui nous font aujourd'hui sourire charmaient alors les lecteurs de Mlle de Scudéry et de La Galprenède. Ce qui excuse Corneille, c'est que le personnage de Cléopâtre a porté malheur à la plupart des poètes. Shakespeare lui-même, dans son Maro-Antoine^ n'en fit-il pas une amoureuse de comédie? Ici, du moins, elle n'est poin^ une Célimène vulgaire *; ses manèges recouvrent des visées politiques ; et, à certaines échappées, nous pouvons reconnaître encore la fierté de celle qui, après avoir enchaîné César, et asservi Antoine, se punira par un suicide d'avoir manqué la conquête d'Octave, et avec lui celle du monde.

Les scènes politiques. Corneille historien 9 boAutés

oratoires. — Que dire maintenant de Ptolémée, ou de Photin, de ce roi servile qui tremble sous la main de Rome, ou de ces ministres corrompus dont la bassesse est capable d'avilir un trône, mais impuissant à le soutenir? S'il faut toute la gloire de Pompée pour résister à la honte de sa mort débattue entre de tels hommes, une sorte de grandeur sinistre ne fait pourtant pas défaut à la scène où se prononce un arrêt criminel qui attente aux droits de l'humanité.

Non, jamais potentat

N'eut à délibérer d'un si grand coup d'État.

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