‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 3)Chapitre 53 sur 193 · Les scènes de gtltoteria ont trop de Tapeur · texte numérisé non relu

Les scènes de gtltoteria ont trop de Tapeur

conversalipn franche et aisée. Trente ans -4 l'avance, nous admirons déjà la langue des Femmes savantes dans la tirade que voici :

«CooDoissez mieux Paris, puisque tous en parlez. Paris est un grand lieu plein de marchands mêlés : L'effet n'y répond t)as toujours à Tapparence; On s'y laisse duper autant qu'en lieu de France ; Et, parmi tant d'esprits plus polis et meilleurs. Il y croît des badauds autant et plus qu'ailleurs. Dans la confusion que ce grand monde apporte^ Il y vient de tous lieux des gens de toute sorte; Et, dans toute la France, il est fort peu d'endroits Dont il n*ait le rebut aussi bien que le choix.

Partout se rencontrent d'heureux motifs. Térence n'eût pas mieux dit que Gliton, dans ces vers :

Tel donne à pleines mains qui n'oblige personne; La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne. L'un perd exprès au jeu son présent déguisé; L'autre oublie un byou qu'on auroit refusé. Un lourdaud libéral, auprès de sa maîtresse, ,

Semble donner Taumône, alors qu'il fait largesse*.

U n'y a pas moins de désinvolture et de gaillardise dans ce coiBseil adressé à une soubrette qui refuse sa main à une benne aubaine :

Chère amie, entre nous, toutes les révérences,

En ces occasions, ne sont qu'impertinences ;

Si ce n'est assez d'une, ouvre toutes les deux.

Le métier que tu fais ne veut point de honteux.

Sans te piquer d'honneur, crois quHl n'eai que de prendre.

Cette pluie est fort douce, et, quand j'en vois pleuvok,

J'ouvrirois jusqu'au cœur, pour la mieux recevoir.

Qoelle vivacité fringante éans les airs triomphants de Dorante qui s'applaadit de s'être métamorphosé eu guerrier fameux :

Oh I le beau compliment à charmer une dame, De lui dire d'abord : ■ J'apporte à vos beautés

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