Acte I| scène u
Mais de beaux vers ne réussirent point à fléchir le pubJic, dont l'arrêt fut si sévère que, plus tard, Corneille n'osa pas rappeler son œuvrQ, pour montrer ce que lui devait, sans le dire, son rival, Fauteur (TAndromaque.
OSdUpe, i6S9. — Sous le coup de cette chute, il se tint éloigné du théâtre pendant six mortelles années, mais non sans espoir de retour. Aussi s'empressa-t-il de répondre aux avances de Fouquet, lorsque les libéralités de ce concussionnaire généreux Tinvitèrent à marcher sur les traces de Sophocle, et à traiter le sujet d'Œdipe^, U était bien périlleux. Car le goùC du temps n'admettait ni la simplicité de l'antique légende, ni l'horreur de son sinistre dénoûment. Corneille ne le comprit que trop; et, pour accommoder sa fable à un parterre parisien, il imagina ce qu'il appelle « l'heureux épisode des amours de Dircé et de Thésée *. » L'événement ne démentit pas ses espérances : car la pièce réussit par ces galanteries mêmes qui corromr paient la pureté des sources antiques. Ainsi transformée, la tragédie tourne à la comédie. On croirait entendre Sosie, lorsque Thésée, persuadé que Jocaste est sa mère, vient lui apprendre par ce dialogue que son fils est retrouvé :
JOGASTK.
Vous le connaissez donc?
THÉSÉE
A régal de moi-mômc,