DE LA LITTÉRATURE ÉPISTOLAIRE
La caraetérisllqne d'nàe bonne carrespoudance. Le* trois chet^-d'œnvrc de la Utlérataro épislolaire. -— Voltaire, critiliquaDt les défauts des lettres de Voiture, écrivail : t U n'y en a pas uDe seule instructive, pas une qui parle du cœur, qui peigne les mœurs du temps et les caractères des hommes *. C'était défiDir indirectement les mérites qui, au-dessus des « grâces légères du style épistolaire », désignent une correspondance à l'attention de la critique et lui font prendre rang parmi les monuments d'uno tittératurc>
Ces mérites se trouvent réunis, et en un degré éminent, dans trois correspondances : celle de Cicéroo, qui balance, dans l'estime des connaisseurs, le poids de ses autres œuvres; celle de Mme de Sévigné, sur laquelle la critique a épuisé les formules de l'admiration; et celle de Voltaire qu'on ne saurait trop louer.
Du genre épUloInlre. Dlfflcnllé d'eu doHnor les règles. — De l'admiration des critiques pour ces correspondances et pour quelques autres, plus ou moins mémorables, est uée la tentation d'ériger leurs mérites en règles et de décréter l'existence d'un genre épistolaire. Rien n'est plus légijime, et n'est-ce pas il cetle admiration réfléchie des gens de goût pour les productions spontanées du génie que chaque genre Uttérairc doit sa