‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 5)Chapitre 40 sur 244 · I. Une éditioD elassEqne de JuinviUe, avec de · texte numérisé non relu

I. Une éditioD elassEqne de JuinviUe, avec de

s notions sur sa langue ot

amnuire. et dd glossaire, a t^të pabUée par le

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Jeanroj (Puris, Hachetle. 18Mt.

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la fin d'une vie paisible qu'un vieillard se mit â évoquer ses lointains souvenirs. S'il commença son livre pour satisfaire aux voeux de la famille royale, il semble l'avoir continué pour son proprp plaisir, tant il se laisse prendre au charme de ces visions qui, peu à peu, sortent des brumes du passé, aussi lumineuses qu'au premier jour. Oui, son cœur se ragaillardit et se réchauffe à la douce chaleur de ces émotions qui ravivent les exploits de sa jeunesse. Ne disons donc pas qu'il faut se défier des méprises ou des illusions qui se mêlent à ces réminiscences des années disparues. Ce serait oublier que les impressions les plus durables sont d'ordinaire celles du premier âge. Or la mémoire de Joinville était toute remplie de ces faits et gestes des six années d'outremer, ses Orientales, qu'il avait si souvent redits, dans les veillées de son château et • es chambres des dames », avant de les transmettre à l'avenir. Aussi le flot n'eut<il qu'à suivre sa pente, et à s'épancher librement. L'aisance de son discours trahit la plénitude d'un sujet possédé si intimement que le narrateur était toujours prêt à l'improviser d'abondance, et sans le moindre effort. Nous admettrons cependant qu'il ne faut pas exiger de lui la précision d'une chronologie rigoureuse : ainsi il ne signale expressément que deux dates qui, pour lui, furent mémorables entre toutes : l'année 1248, où il quitta son manoir et ses deux enfants dont l'un venait de naître, à la veille de Pâques; puis, l'année 1270, où le bon roi Louis trépassa. le lendemain de Saint-Barthélemi l'apôtro (gg ilO et 750). 11 y a lieu surtout de discerner avec soin ce qu'il a vu ou entendu' de ce qu'il put seulement apprendre par ouï-dire ou par ses compilations fréquentes des historiens de saint Louis, dont nous parlons plus loin. Ordonnance de Tetatre. — Ses deux partira cl lenrN it kistoriqnes. — Ajoutons que ce Nestor chrétien ainis uits, et que l'économie de l'ensemble n'est pas concertée à tête reposée par un écrivain que préoccupent des soucis littéraires. 11 en résulte des digressions et parfois des redites. Pourtant cette allure capricieuse n'exclut pas l'intention d'un plan où se dessinent deux parties fort distinctes qu'annonre même une sorte de préface. L'une nous expose • comment Sainz Loys se gouverna tout son tems, selonc Dieu et selonc

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