‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures (volume 5)Chapitre 73 sur 244 · LES PROVINCIALES ET L'ÉGLISE GALLICANE · texte numérisé non relu

LES PROVINCIALES ET L'ÉGLISE GALLICANE

Lm PraviBclKles cl l'Église g«lllcfttte. Le« 4émaïtem eoH*

étOÊimtm ft Paris et à Rome. Censure de Bossnet. — Tandis

que les rieurs accueillaient gaiement les Provinâalei — comme les appela le public, par une abréviation qui est devenae leur titre immortel, — les Théologiens prenaient la chose très gravement. Dès le 12 mai 16S6, alors que les sept premières avaient seules paru, le curé de Saint-Roch, M. Bousse, syndic des curés de Paris, invita ses confrères k poursuivre la condamnation soit des Casuistes, s'ils étaient reconnus coupables, soit des Lettres si elles les calomniaient. Hais, comme le diocèse était troublé par des dissentiments sur la juridiction de l'archevêque, ce dessein ne put avoir son efTet. Quelques semaines après, vers le 30 mai, un prêtre de Rouen, l'abbé d'Aolnay, curé de Saint- Maclou, fulmina dans ses sermons conb^ des doctrines qui scandalisaient l'Eglise. Avertis par ce signal, ses collègues résolurent de nommer des arbitres pour vérifier les textes cités; et, stupéfaits de leur exactitude, ils adressèrent à leur archevêque, H. de Harlay, depuis archevêque de Paris, une requête, que celuici crut devoir renvoyer à l'assemblée générale du clergé. Eb même temps, les curés de Paris furent invités à suivre cet exemple. L'appel fut entendu : il se propagea même dans les principales villes de France, où il recueillit de nombreuses adhésions, lesquelles furent transmises à une commission qui eut pouvoir de parler et d'agir au nom des absents. Après eiamen du dossier, trente-huit propositions flnirentparêtre déférées, le 26 novembre, au synode, où les évêques seuls avaient voix délibérative sur les articles de foi ou de doctrine. Mais la session touchait h sa fln;et, pour cette raison, ou par des motifs de prudence, on ajourna la cause, non toutefois sans prononcer un arrêt indirect; car, le 1" février 1657, il fut décidé qu'il convenait d'imprimer les (mtvttclions de saint CkarUs Borromée pour les confesseurs. Selon les termes du procès- verbal, ce livre serait très utile c principalement en ce temps oii l'on voit avancer des maximes si pemimetiies, si contraires à celles de l'Evangile, et où il se commet tant d'abus en l'administration du sacrement de pénitence, par irt/dciitit^ et l'ignorance dei directeurs ».

C'était éluder un devoir ; mais ce faux-fuyant n'étoufib pas

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