‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieurs. Nouv. éd., conforme aux programmes de 1880Chapitre 100 sur 411 · lg««ii<M-cst de I6(i6, cl Altila île · texte numérisé non relu

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2. « Nous n'avons plus quo f.iire de demander aux savants si nous tiMvailluns Bf'lon li:s rcgk'S. La ri'glc S'^uv.r.iiiie rst de plaiio à Votre Altesse Hoyale. >i{l'rc/ace de Hanitte.)

mis, dans un salon, de censurer comme invraisemblables les caractères de Pyrrhus et d'Andromaque*.

Sa première préface témoigne également des impatiences que lui causèrent les chicanes des raffinés : « J'avoue, disaitil, que Pyrrhus n'est pas assez résigné à la volonté de sa maîtresse, et que Céladon a mieux connu le parlait amour. Mais que faire ? Pyrrhus n'avoit pas lu nos romans : il étoit violent de son naturel, et tous les héros ne sont pas faits pour être des Céladons. » Cette allusion aurait même été lancée à l'adresse du prince de Gondéqui jugeait l'humeur de Pyrrhus « trop emportée, trop farouche ». Voilà ce que murmurent tout bas les chroniqueurs d'alors. Sans nous prononcer sur ces rumeurs de l'anecdote, nous affirmerons, du moins, que ces coups d'épingle firent blessure.

Parmi les arbitres qui pouvaient se prononcer sur un ouvrage dont l'originalité déconcerta la routine, Saint-Évremond compte au premier rang. Il vivait alors en Hollande, et il y reçut trois exemplaires à'Andromaque, non sans être sollicité par de pressantes instances à déclarer publiquement ses impressions, qu'on présumait peu favorables à un rival de Corneille. Mais, jaloux de son repos et de sa dignité, cet homme d'esprit n'était pas de ceux qui aiment à voir leur nom et leur prose courir le monde, pour y servir d'aliment aux petites passions des coteries littéraires : il eut donc la prudence de faire la sourde oreille. Les indiscrétions de Mme Bourneau "^ l'avaient rendu circonspect ; et, cette fois, il se contenta d'une réponse aussi

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