‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieurs. Nouv. éd., conforme aux programmes de 1880Chapitre 272 sur 411 · Helas ! Il en avait hesoin · texte numérisé non relu

Helas ! Il en avait hesoin

3. On l'accusait d'avoir profité du travail commun pour composer le dictionnaire qui porte son nom.

Entre les anciens et les modernes, il n'hésita pas, et défendit avec etïusion la cause de l'antiquité, sans se douter que ses œuvres pouvaient être le meilleur argument de ses adversaires. Une des pièces les plus précieuses qui figurent au dossier de ce procès n'est- elle pas l'admirable épître * dans laquelle, prêchant d'exemple, il enseigne les principes de cette imitation originale qui n'est que de l'émulatioQ?

Ses œnvres diverses. — Pour compléter cette esquisse, il conviendrait de dire quelques mots des excursions que fit La Fontaine en dehors du genre auquel il doit son immortalité. >"*ignalons surtout Us Aventures de Psyché^ roman d'Apulée qu'il eml)ellit de sa prose et de ses vers. Il y fut plus heureux que dans ses tentatives dramatiques. Car, sauf le Florentin^ pelite comédie très-amusante, à laquelle Molière semble avoir collaboré, sa gloire ne souffre guère de l'oubli qui s'est fait sur le reste de ses divers essais, entre autres sur la Mort cCAchiUe, tragédie qu'il n'acheva pas. Mentionnons seulement un opéra que Lulli devait mettre en musique , engagement auquel il manqua : ce qui lui valut une violente satire où le bonhomme , qui n'aimait pas à être dupe, se vengea de ce qu'il appelait une trahison.

L'homme. Rechutes et conversion. — Ses jeux poétiques furent attristés bientôt par la mort de Mme de la Sablière qui le laissait orphelin, en 1693. Cette chère tutelle lui faisant défaut, sa vieillesse trop anacréontique eût été sans doute exposée à des rechutes périlleuses si, dans ce malheur qui le menaçait d'une afiligeantr- détresse, un ami ne s'était encore trouvé là pour consoler son deuil. « Venez donc loger chez moi, » lui dit M. d'Hervait^ « J'y allais jj, répondit le poëte avec i ne charmante candeur. Ce fut dans ce dernier asile que, l'âge et les infirmité" aidant, LaFontaine se sentit enfin repris, mais définitivement, par les pensées sérieuses qu'il avait exprimées avec tant d'éloquence,

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