Troisième satire
3. C'est le mot par lequel M. Saint-Marc Girardin résume la légende qu'il ne faut pas croire sur parole.
4i Sœur de Mme de Montespan.
à Turenne', à Vendôme ou au prince de Gonti. Non, Voltaire n'a pas le tour ])lus alerte et plus spirituel. Voilà bien le causeur i|ui, parlant un jour de la conversation et de ces délicii-ux commerces où /- H 'sard fournit cent maliens divenes, disait en se souvenant de lui-même :
La bapalelle, la science, Les chimères, le ncn, tout esl bon ; je soutiens
Qu'il faut de tout aux entreliens :
C'est un parterre où Flore épand ses biens; Sur dillcrentcs Heurs labcille s'y repose,
El fait du miel de loule chose.
Mais son agrément ne s'y épanouissait que sous la douce influence d'une liberté sans contiainte ; car il fut avant tout un indépendant qui n'eut guère d'autre guide que ses instincts, et un épicurien qui tournait en volupté
Jusqu'au sombre plaisir d'un cœur mélancolique.
Le caractère, le cœur de L.a Fontaine. — De là, cet
enjouement d'une humeur toujours heureuse, même en ces innocentes satires, dont la malice n'exclut pas la bonhomie souriante, puisqu'il s'amuse de nos misères comme des siennes. S'il connut plus siàrement que personne nos ridicules ou nos travers, il aima donc mieux s'en égayer que ' s'en irriter ou s'en attrister.
Or cette habitude de clairvoyance inoffensive n'était pas seulement chez lui le symptôme d'un scepticisme trop indifférent aux principes; mais elle recouvrait une bonté sincère. Ne fut-il pas, comme Horace, comme Montaigne, le plus tendre des amis^ ? A Pintrel, à Maucroix, il donna le