Elle épousa M. Collin de Morarabert, le 7 janvier
3. Il avait besoin de s'attendrir. • Il alloitaux vêtures, dit Mme de Maintenon, parce qu'il voiiloit pleurer. •
4. Il avait son appartement à Versailles; il était de tous les Marly ; dans une mala.lie qui 6tait le sommeil à Louis XIV, il couchaitdans sa chaml.rc, et lui lisait les Kiw d« /'^uJorque.
être courtisan, ni profiter de son crédit pour pousser les siens, Racine eut le droit d'écrire à Mme de Maintenon : « Dieu m'a fait la grâce de ne jamais rougir ni du Roi, ni de l'Évangile. » Avec son agrément, sa parole engageante, sa physionomie noble et fine, il ne pouvait manquer d'enchanter le maître, et Dangeau ne fit que lui rendre justice en disant : « Je n'ai jamais connu d'homme qui eût autant d'esprit que celui-là. » M. Sainte-Beuve n'exagère pas non plus quand il écrit que le culte de Louis XIV « hérita, dans l'âme de Racine, de toutes ses autres passions profanes. »
Aussi la plus cruelle de ses afflictions fut- elle le refroidissement que son extrême sensibilité' prit pour une disgrâce, et qui hâta sa fin. Cependant, nous ne devons pas exagérer la portée du mécontentement dont il fut victime. On a raconté qu'un jour, Mme de Maintenon, lisant un mémoire' sur les misères du peuple, fut surprise par le roi ; et que, pressée d'en dire l'auteur, elle eut la double faiblesse de nommer Racine, et de ne pas défendre celui que son aveu compromettait. Ce qui est certain, c'est que le poète fut jusqu'à Ja fin de tous les voyages officiels. S'il ne suivit pas la cour au camp de Gompiègne, en août 1698, son abstention était volontaire. La veille même de sa mort, le 30 janvier 1699, il se préparait à partir pour Marly. Il n'y eut donc pas, comme le veut la légende, un de ces brusques coups de foudre qui brisent uae situation acquise. Quant au mémoire lui-même, il pourrait bien n'avoir été qu'une demande de dégrèvement sur la taxe extraordinaire qui venait d'être imposée aux charges de secrétaire du roi' On l'aurait blâmé d'avoir fait remettre son placet par l'archevêque
1. Il était d'une bonté charmante. Au retour d'une magnifique revue, il s'écriait : I J'eusse voulu que tous les gens que je voyois eussent été chacun dans leur chaumière et leur maison, avec leurs femmes et leurs enfants, et moi dans ma rue des Maçons avec ma famille. »
2. Vauban eut le même malheur. Racine le connaissait intimement. Ce grand nomma de guerre mit beaucoup de bonne grâce à l'initier aux détails techniques dont l'historiographe avait besoin. Il lui fît, comme à un ami sûr, confidence de ses tristesses politiques. (Vauban à Racine, 13 septembre 1697.)