If II, M(T1- I
2 A' If I, scùiio V,
Esclave de son peuple, et tyran de son frère,
Pour commander tout seul, il veut bien obéir.
Il se fait mépriser, pour me faire haïr.
Ce n'est pas sans sujet qu'on me préfère un traître;
Le peuple aime un esclave, et craint d'avoir un maître.
En retour, Étéocle exprime avec puissance l'averaion des deux frères, lorsqu'il prononce ces mots :
Dans les flancs de ma mère une guerre intestine
De nos divisions lui marqua l'origine.
Elles ont, tu le sais, paru dès le berceau,
Et nous suivront peut-être encor dans le tombeau.
Enfin, il y a plus que des espérances dans le récit du combat, et dans la scène de menaces qui prépare le dénouement. Si ce coup d'essai n'annonce pas l'originalité de l'invention dramatique, il permet donc de pressentir les mérites d'un écrivain qui va bientôt sortir de pair '.