OBSERVATION SUK LE DROIT DE CORRECTION DES BRÉVIAIRES PARTICULIERS
L'abbé Romain a supposé, dans une de ses réponses, page 20, que saint Pie V n'avait interdit aux églises à liturgie privilégiée que les changements notables qu'elles feraient dans leurs Offices ; il aurait pu être plus sévère, car l'Académie litui-gique de Rome a assez bien éta* bli, dans sa séance du 21 novembre 1855, que les évêques de ces églises ne pouvaient introduire atictm changement dans leurs Bréviaires respectifs. On peut lire, si Ton veut, les raisons de cette décision dans la première livraison de la seizième année, 1855-56, intitulée : Du Bréviaire et de ses rvbriques. Cette livraison a été rééditée à Bruxelles, en français, en 1859, chez H. Goemaere, libraii*eéditeur, in-8*. La discussion signalée plus haut y occupe les pages 25-40. Voici, du reste, le sommaire de cet article :
(( Les Églises orientales ne peuvent faire, de leur propre autorité, aucune innovation dans leurs rites ; bien moins encore le petit nombre d'Églises d'Occident, qui n'ont pas le rit romain. L'opinion contraire n'est pas admissible ; les raisons sur lesquelles elle est fondée manquent de solidité ; elle est sujette, d'ailleurs, à de grands inconvénients, et c'est elle qui a été la source de toutes les innovations liturgiques considérables, antérieures et postérieures à saint Pie V. »