‹ Études liturgiques (volume 2)Chapitre 2 sur 19 · ÉTUDE PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

ÉTUDE PRÉLIMINAIRE

BU DROIT LITURGIQUE ET DE SES RAPPORTS AVEC LES PLUS IMPORTANTES QUESTIONS ECCLÉSIASTIQUES.

■ Je sais que je vais élonner : qu'imporie ? J'ai le devoir de dire la vénié, et ce devoir est devenu pour moi un besoin. Sera*t-on étonné que je pense ces choses? Non. On sera étonné que Je les dise... Le courage est ce oui nous manque le plus. Si tous les hommes osaient dire les vérités qu^ils pensent, quand par hasard ils pensent , la face du monde serait changée. Mais notre lâcheté nous empêche de dire la vérité tout entière , et nous fait complices de ceux qui mentent absolument. Et pourtant l'avenir n'appartient qu'à ceux qvH osent.

Ernest Hkllo.

Cité par VUniveti, numéro du 29 déc. 1859.

CJHAPITRE !•'.

Vu ûem ilires d'honneur un Clergé bteeniln.

Il y a une quinzaine d'années, j'occupais, malgré ma jeunesse, une chaire de théologie dans un séminaire que l'on a toujours regardé, non sans raison, comme un des premiers de France. Ce qui lui a \alu cette réputation insigne, ce sont avant tout les Prélats illustres qu'il a donnés à l'Eglise. Pour ne parler que de ceux qui sont encore en vie, et qui occupent des sièges en France, on connaît assez Son Eminence le Cardinal Archevêque de Reims et MMgrs les Evéques de Montauban, de Versailles, de Langres et de Perpignan, J.e

ne citerai ici que ces noms, parce que mon but n'est pas de faire Téloge complet du clergé bisontin ; je me permettrai seulement, à cette occasion, une remarque importante, c'est que tous ces vénérables Prélats sortis de notre séminaire, et qui brillent maintenant sur le chandelier de l'Eglise de Dieu, se distinguent entre tous leurs illustres collègues dans l'Episcopat par leur attachement bien connu non pas seulement au Saint- Siège, mais au Pontife suprême, mais aux doctrines et aux pratiques de cette sainte Eglise romaine, que toutes les autres églises de l'univers doivent vénérer, écouter et imiter comme leur Mère et leur maîtresse. Preuve donc que le séminaire qui les a formés et le clergé qui les a fournis étaient animés alors d'un esprit vraiment romain et éminemment catholique. Pourraitil en être autrement aujourd'hui? et d'aussi belles traditions auraient-elles donc cessé, pour notre opprobre dans les générations futures? J'aime à me persuader, au contraire, que comme les illustres personnages que je viens de citer, lesquels, dans le cours de leur glorieuse carrière, ont dû se débarrasser petit à petit de certains préjugés dont on avait encore nourri leur enfance, pour se rapprocher toujours de plus en plus du centre de la lumière et du soleil de vérité, le Pape, le séminaire de Besançon et le clergé du diocèse, en général, ont progressé aussi, sans reculer jamais, dans la science des bons principes, la pratique de la saine morale et l'observation de la vraie discipline, en sorte que ni certains faits que j'ai eus sous les yeux, ni certains discours qui ont blessé mes oreilles, ne me décideront à les croire engagés dans une voie honteusement rétrograde.

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