VI. A PERIGUEUX» Mgr. Georges convoqua son Cha
pitre le Ifc novembre ISkk; on y arrêta de concert le retour au romain , et Mgr. l'annonçait par Mandement, le i" décembre suivanti Le Propre était approuvé dès le 11 août 1845; et, enfin, Mgr. fixait, dans un Mandement du 23 mai 1847, l'époque du rétablissement à la Trinité pour la cathédrale, et au 28 juin pour le reste du diocèse.
VII. A QUIMPER, le clergé lui-même prenait rinilialive et pressaîi son Evéque. Ce Prélat déclarait, dans une circulaire du 2 décembre 1844, qu'un grand nombre de ses prêtres lui demandait le rétablissement de la liturgie romaine. Néanmoins, il persista alors à maintenir le bréviaire «établi par Mgr. de Poulpiquet, sauf dispenses rares et bien motivées qu'il se réservait d'accorder sur demandes individuelles. 11 remarquait, toutefois, que l'office public devait toujours être célébré, conformément à l'orrfo diocésain, en se servant, comme par le passé, des Missel, Graduel et Vespéral romains. Nous nous expliquons difficilement la réserve gardée ici vis-à-vis du bréviaire. Au reste, Mgr. ne larda pas à revenir sur sa première décision, car, dè^ 1846, son clergé était rentré dans l'unité liturgique romaine, dont il n'était sorti en partie que depuis dix ans.
VIII. Mgr. de SAINT-BRIEUC, tout voisin de Quimper, avait envoyé à Rome, dans le cours de Tannée 1846, le cômple-rcndu de l'état de son diocèse. Le 7 décembre de la même année, il reçut du Saint-Père une réponse qu'il communiqua à son Chapitre le 9; et, dès le 15, il écrivait à tout son clergé : <c Le Pape nous exprime le vœu de l'établissement de la liturgie romaine dans notre diocèse. Un simple désir du vicaire de Jésm-Christ sera toujours pour
nous un ordre Nous sommes donc déterminé à adopter
cette liturgie, et le plus tôt possible. Notre Chapitre, dont nous devions prendre l'avis, s'est associé à notre détermination par un acquiescement unanime Nous avons demandé la décision de Rome touchant les offices propres à notre diocèse, et nous l'attendons, d L'affaire ne tarda pas à être terminée, car, dès le 10 avril 1848, Mgr. de Saintfirieuc ordonnait le rétablissement du romain.
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