CHAPITRE XIX
Retoar de plasIearA Egalises au romain en 1850 et 18Sf, •avoir t jLnfpoaléme 9 Vanne* 9 Tarbes^ Dlg^e, La RoeheDe (Reims) et Bonrges*
Jusqu'à présont nous n'avons vu la réforme liturgique opérée qu'à Langres, Gap, (Quimper),»Périgueux, Troyes, Monlauban, Rennes et Saint-Brieuc, plus Reims par anticipation; mais les années 1850 et 1851 ajouièrcnt à ces Eglises six diocèses nouveaux, savoir, Angoulénie, Vannes, Tarhes, Digne, La Rochelle et Bourges.
I. ANGOULÉMË inaugura son retour au romain le 1*' janvier 1850. Dans le Mandement publié par Mgr. Régnier le 1" septembre 1849 relativement à cet objet, on voit que le diocèse d'Angouléme avait toujours conservé le Missel et le Rituel romains, mais le bréviaire avait été altéré en 1777. Lors donc que ce Prélat fit le voyage de Rome en 1847, le Souverain- Pontife lui exprima le désir formel de voir cesser l'irrégularité liturgique qui existait dans son Eglise, dès que cela pourrait se faire sans inconvénienl. Monseigneur entra tout de suite dans les vues de Sa Sainteté, puisqu'il demanda dès cette même année 1847, et oblinl par un induit du 28 octobre, la faculté de célébrer des offices votifs et le pouvoir de commuer, en certains cas, l'obligation du bréviaire contre la récitation du petit office de la sainte Vierge, ou des sept psaumes de la Pénitence avec les litanies des saints.
Enfin le Bréviaire romain fut rendu universellemenl obligatoire pour les prêtres d'Angouléme à partir du l''' janvier 1850; néanmoins, ce n'est qu'en 1854 que ce diocèse a ado[)té pour son usage le chant de Rennes , admis dqà auparavant dans toute la province de Bordeaux.