CHAPITRE XLII
Etet de la Utarg^e romaine en Vranee an eonnneneei de l'année IM». '
Sur les dix-sept provinces qui existent actuellement en France, y compris celle de Ghambéry» il n'y en a plus que six qui ne soient pas entièrement rentrées dans Tunité Itturgique, celles de Besançon , de Bourges, de Lyon, de Paris, de Rouen et de Toulouse; et les diocèses retardataires y sont au nombre de treize en tout, savoir, dans la province de Besançon : Besançon, Belley et Verdun; dans celle de Bourges : Clermont et Tulle; dans celle de Lyon : Lyon, Grenoble et Dijon; dans celle de Paris : Paris, Chartres et Orléans; dans celle de Rouen : Bayeux; et. enQn, Pamiers dans celle de Toulouse. Donnons quelques détails sur ces treize diocèses.
I. Et d'abord, pour commencer par PAMIERS, ce diocèse qui a toujours appartenu à la province de Toulouse, avait dû prendre les livres de saint Pie V après le concile de Toulouse de 1590; il ne pouvait donc plus les abandonner, et certainement il devait y revenir des premiers. Cependant il les a quittés en 1781, et, depuis, on ne voit pas qu'il les ait repris. D*un autre côté, il renferme dans son territoire actuel les anciennes villes épiscopales de Gouserans et de Mirepoix qui avaient également fait défection aa romain en 1753, pour prendre, Tune le bréviaire d'Auch, sa métropole, et l'autre celui de Clermont. Comment ces trois rits s y sont-ils donc amalgamés depuis le rétablissement du culte? Comme Pamiers faisait partie du diocèse de Toulouse sous l'empire, il y a tout lieu de croire que le toulousain y a dévoré ses frères. Mais maintenant que Toulouse a abandonné lui-même sa liturgie particulière, ne doit-on pas espérer que Pamiers imitera bientôt sa mc-
385 — tropole, surtout quand on considère qu'il a pour Evéque un ancien vicaire-général de Toulouse? Une annonce de librairie nous a appris, en janvier 186S, que Pamiers avait adopté le chant romain traditionnel en France, celui de Digne apparemment; enfln, une lettre particulière nous assure que la liturgie romaine sera rétablie à Pamiers à Pâques de cette année: Dieu soit béni!
II. Pour ce qui regarde ÇA YEUX, nous avons dit tout ce que nous en savions en parlant de Rouen. .
lïl. Quoique nous nous soyons déjà beaucoup occupé de PARIS, soit à l'occasion de son concile de 18^9, soit à propos du Mandement de Mgr. Sibour en 1856, nous ajouterons ici que, malgré le retard apporté à Texécution de la resolution prise alors d'adopter le romain, cette liturgie y gagne de jour en jour du krrain; d'abord, parce que le séminaire de Saint-Sulpicé , qui forme ses prêtres, suit le romain au moins depuis iS^k; d'un autre côté, Mgr. Sibour lui-même avait inauguré, déjà vers ce temps-là, les offices publics selon le romain daus la nouvelle église de Saint-Eugène. Nous regrettons cependant que les commissions nommées en 1856 pour préparer l'œuvre de la réforme aient perdu leur peine. Mgr. de Chartres parlait encore, en février 1858, de travail élaboré à Paris pour le chant; qu'est-ce que tout cela est devenu? si nous en croyons une autorité, assez bien placée pour connaître les choses, tout serait suspendu à présent à cause des é^nements ; mais les événements ôtcnt-ils donc de leur vivacité aux désirs du Souverain-Pontife? et ces désirs auraient-ils cessé d'être une loi aux yeux du vénérable chapitre de Paris, qui les avait accueillis comme tels le S6 novembre 1855? Quoi qu'il en soit^ nous rappellerons ici avec bonheur que le congrès mémorable tenu à Paris même, en 1860, pour la restauration du plain-chant, ne voulut pas se séparer sans transmettre . à son Eminence le cardinal Morlot le vœu qu'on adoplât la liturgie romaine dans le dioc&e de Paris. Honneur à cette assemblée !
Mais de quoi se mêlait-elle? diront ici comme autrefois
cérUtihi t^ei^ilnstges ; ël, eti efTél, de ({Ubi se mélait-èllef Eh bien! elle se hièl^il ëricôt-e d'une autre éhosë qui tië fefa^ guère plu^ plaiSif aux |ler6dtihe§ que taotis aVorid eti vue. Dans soil adresse àùi éVêqUes, m dans rëiL))ression de son troisième Vœu, felle rë}5oussàit toute inélhofle de {Maitt^ chant qui reposerait bur l'eicéeulion à libtës égales ou de valeur proportionnelle. Dik*a-l-on à de prôpti^ : qu'est-ce que cela nous fait? Mais cela fait qu'il y a à dëboUlér, de leurs prétentions à représenter le Vrai khSitil gré^orieh, Un eéf^ tain hombre d'éditions auxquelles on attribuait ce caractère; ce qili réduit de beaucoup les écdjes de chant grégorien que Ton énumérait avec tant de plaisir dans une farileuse critique contre M. J. Bonhoflime; on le trouYâit si bonhomme alors!
Il y a une autre déclaralidn, dans le nlème vœu du Congrès, qui fera peut-être davantage encore, c'est qu'on y a répoussé toute idée de faire application du texte de la liturgie romaine alix chants des liturgies françaises des derniers siècles. Ceci regérdaii sans doute l'œuVre toulou- ^ine dont nous avons parlé, et He s'apph'que paâ au chadt de M. J. Millet, de Fohdremand bu de Montgesoye^ peu importe; seulemeMt, nos habiles compalHotes feront bien de reproduire ce chant en habit neuf, pOtir stiivre la loi du proghès, sanctionnée par le CoijferèS, afln que ce chant possède les caractères reconnus essentiels à tcUt chant vraiment et itàrfaitement gi'égorlën.
Le Congrès se serait-il donc trompé? mais aussi, pourquoi des esprits capables de discerner à première vue un chant vraihient et parfaitement grégorien, pourquoi des génies assez puissants pour tourner en ridicule M. J. Bonhomme et jusqu'à six écoles d'un seul coup, ne sont-ils pas entrés, la férule en main, dans la salie du Congrès, composée de quatre-vingt-dix-huit drtistes et amateurs de diant et de musique religieuse, pour en chasser les abbés Bonhotnfne. Cloët, Delatour, Gonlier, Plaùque, Raîflard, Stéphen Morelot et Tesson, sans compter les vice^présidedb MM. delà Page, Behottct d'Ortigué, et le président M. Victor
Pelleiier, ûfaaùoiM d'Orléans? Et, à eupposer qu'il» eurent daigné dîscuier avec eux, ne va-l-il pas sans dire que leurs luitiières exiraordinaireB en matière de chant grégorien eussent chassé les ténèbres épalsôes qui ont empêché lô Congrès de voir clair, attendu ses fâcheuses eonblùsions? Combien Tabstention, à laquelle tls se sont condamnés, est doilé regrettable !
Nous reprochera-l-on, à nous aUssI, de nous ntêler dé choses qui ne sont pas de noire compétence t mais oti voit bien que nous ne jugeons pA^ par nous-même; dons ne faisons qu'énoncer des conclusions que nous avoUs tout lieu de croire "bonnes, puisqu'elles sont celles des mailres de la science, après débat contradictoire. Cette affaire là étant donc réglée, revenons à notre histoire.
IV. Le 16 février 1887, Mgr. de CHARTRES lançait une circulaire relative à la liturgie. Il allait s'occuper alordi avec une commission nommée par lui, de la rédaction du Propre; quant au chant, il attendait celui qui s'élaborait à Paris.
Parlant du rit ehartrain, il disait qu'on n'y avait fait aucun changement notable quant au bréviaire depuis 1500 à 1661; mais, en 1661, on le rapprocha du romain, tout en y laissant Tusage de ne dire qu'un nocturne de trois psaumes tout le temps pascal, de faire à Pâqueâ la Procession aux Fonts, d'y réciter la prose VicUtruÉ à Vêpres, de dire Toraison Illumina au lieu de Fisita à Compiles, etc. Mais on sait que cet ancien rit chartt-ain fut remplacé par un nouveau en 1782 sous Mgr. de Lubersac, et avec la collaboration du trop fkmeux Siéyes.
Depuis cette circulaire de Mgr. Rcgnault en 1858, tout oe que nous avons su de ses projets de réforme liturgique, c'est quilest allé à Rome en 1860; t)n disait, dans le temps, qu'il s'occupait d*y faire approuver son Propre.
V. Nous arrivons ftaain tenant à un diocèse que nous nous étonnons de trouver encore en retard, attendu les actes qui s'y Mni passés? il s'agit d'ORLÉANS. Mgr. t)upanloûp, en effet, écrivait, le 27 septembre 1854, une circtdaire à son clergé où il disait, entre autres choses, que^ dès le
commencement de son épiscopat en 18i!i9, il avait été entièrement décidé à adopter le romain ; qu'il avait dès lors déclaré sa résolution à ce sujet; qu'ilavait m^me institué une commission liturgique, et que, dans son premier synode tenu en 1850, il avait annoncé ce changement et promulgué le Concile provincial de Paris, où tous les Evéques de la province avaient unanimement décidé l'adoption du Bréviaire et du Missel romains.
Mgr. ajoutait, dans celte circulaire, qu'il révisait actuellement le Propre rédigé par la commission ; qu'après avoir mis ainsi cinq ans à préparer les voies, il croyait le moment opportun arrivé, et que le changement lui paraissait pouvoir se faire alors sans inconvénient sérieux. « Donc, concluaitil, sans pouvoir cependant encore flxer l'époque précise, nous pouvons vous la représenter comme assez prochaine, pour que vous deviez vous abstenir, à moins d'une absolue nécessité, d*acheter des livres Orléanais. »
On trouvait plus bas une de ces phrases, comme Mgr. Dupanloup sait en écrire, et que nous nous faisons un plaisir de rapporter: « Le Souverain-Pontife a cru qu'il suffirait de nous exprimer un vœu ; oserais-je dire qu'il nous a bien connu? Et nons-méme nous tiendrons à honneur de lui témoigner que nous aussi avons bien compris son coeur, et que nous appartenons h cette nation fidèle dont parle l'Ecriture, qui^n-est pas seulement obéissance, mais amour : Natio justorum obedientia et dilectio, »
En vue de pareils actes, est-il possible de croire que notre statistique ne trompe pas, quand elle range encore Orléans parmi les diocèses en retard?... Nous passons à la province de Bourges , parce que nous y trouvons un diocèse qui nous semblerait devoir être rayé de notre liste aussi bien qu'Orléans.
VI. TULLE est de la province de Bourges; son Evêque avait signé le décret du Concile de Clermont qui imposait la réforme liturgique. Dans le synode qu'il tint en 1853, non-seulement il promulgua ce Concile, mais, si Ton en croit le compte-rendu qui fut publié alors sur ce synode.
le clergé de Tulle, s^unissant à sonEvêque, s'y montra heureux de répondre aux désirs du Souverain-Pontife, en revenant à la liturgie romaine, qui avait été celle du diocèse jusqu'à la Révolution, il faut donc qu'il y ait encore ici quelque malentendu. Il n'y a que quelques jours encore, lisant un discours prononcé à Tours par Mgr. Bertaud, et le voyant citer à l'honneur de saint Martin des textes de la liturgie romaine, nous ne pouvions nous empêcher de croire ^u'il fit usage du romain et son diocèse aussi.
VII. Mais pour ce qui regarde CLERMONT, qui est de la même province, et où s'est tenu le Concile de Bourges dont il vient d'être parlé, nous avouons que nous manquons de toute espèce de renseignements, et nous ne savons pas^même où M, de Conny a puisé l'annonce de retour qu'il lui a attribuée.
VI IL Nous avons assez parlé de LYON dans le cours de notre histoire pour nous taire à présent.
IX. Quant à GRENOBLE, M. de Conny rangeait ce diocèse parmi ceux qui étaient demeurés absolument muets sur la question de la réforme liturgique. Cependant V Univers du 3 octobre i858 annonçait que Mgr. de Grenoble avait déclaré, à la Retraite pastorale qui venait d'avoir lieu en septembre, sa résolution de faire suivre désormais le romain, et que même il avait invité les conférences ecclésiastiques à donner leur avis sur l'opportunité de l'apphcation plus ou moins prochaine de cette mesure. Le clergé aurait-il donc trouvé la chose inopportune?
X. DIJON, sqjon M. de Conny, aurait annoncé sa volonté d'adopter le romain ; nous ne connaissons aucune déclaration écrite ou verbale de Mgr. de Dijon sur la matière; seulement, ce que nous avons appris de source certaine, c'est l"" que, depuis une dizaine d'années au moins, beaucoup de prêtres dijonnais ont pris librement\e romain; ^''que, depuis environ trois ans, le grand séminaire Ta adopté avec l'autorisation de Monseigneur; S"" enfin, que le Propre dijonnais est non-seulement rédigé, mais qu'il est revenu de Rome, il y a deux années déjà, avec les approbations requises.
XL Noys vQîçi de retour à BESANÇON, mais son histoire demande à élre eonUnuée dans un cbapilre à part.
XU. Pour ce qui regarde VERDUN, on Us«H, dans YUmi>er$ du 87 août 1857, la nouvelle suivante empruntée à un journal de cette ville : « Le clergé de la Meiis6 est en oe moment réuni au grand séminaire pour la retraite. Mgr. a m$i cette oceasion pour annoncer le rétablisBemeni de k liturgie romaine dans son diocèse... Sa Grandeur a fait «vec bonheur cette importante communication à son clergé, mû moins beqreux (qu'Elle) de ce retour è l'unitQ liturgique, ee^quenee 4e l'unité de^ foi. Une commission doit MefitdU a'oQouper de parer aux difQeuUéa maléridles qiû seules, maintenant, semblent entraver la réalisation du dessein do vénérable Prélat* « Nous avons appris, depuis, delà boucbe d'une personne très-haut placée que Verdun avait reçu, il y a dcià longtemps, son Propret approuvé; on. nous a même dit que l'ordonnance de retour avait été lancée; mais noua n'oserions l'afârmer, n'ayant paa eu la pièce en main. Seulement M. Adrien Le Gère a annoncé, en février 1862, qoè Verdun avait adopté le chant*LamMllotte.
XHL Enfin, terminons par BELLEY. Quoîqu'appartenant à la province de Besançon, ce diocèse est plus lyonnais que toute autre chose, du moins au point de vue de ta liturpe. Aussi n'a-t-il, pas plus que Lyon dont il suit les livres et les brisées, roanifçsÂé sa volonté de prendre te romain, du moins offimllement; nous empioyons ce mot à dessein, parce qu'il se rattache à une histoire.
Ou lisait, dans le Journal de VJin du ik janvier 1857, que Mgr. (Cbalandon, alors) Evéque de Belley, répondant aux vœux de bonne année à lui présentés par M. Ponoel, vicaire général, avait répondu : « Nous prendrons piu& latd le Bréviaire et le Missel romains; et le chiBqMtre sera naturellement appelé à voir si, avec ces livres, nous ne pourrions pas conserver quelques, prières et les rites lyonnais transmis par mon vénéreible prédçcesaeup. Lyon attend la décision de de Paria; et nous, après Lyqj^, nousprendroas la nètre, à peu prèa comme lui^ sî eeto se peut, etc. p
^sfl$^ le lencl(E)qis|in même dq jour où î|vait paru fetle nouvellç, }H. Pqnce( ^qrivaU au Hédacleur du journal que 1^ cp|iimu|iication à lui faite, et insérée dans sa feuille, n*av9it rien d^'Qfficiel, el que les$ paroles qu'on prêtait à Ugr, m^nquaif ql ()e T^xactitu^e néeessaire. . . Il esl fàeheuit» ajputaJHU qu'une pfirsonnç élrwgèrçi au Chapitre wi soil pprm© ()§ faûe 4an8 pe journal ui|e puWicatiQn pçu CTaetci et indiscrète. »
l^e jWFU^l, ei| publiant ceUe rçctifiw^ien, s'wousail sur ça qijie la jiftte ep qy^Uon Ini ^yail été adre^^ pap une persQnne çoi^j4éréQ 4aAs liis diocê^Q, et é^it signéq de nomai faisf^nt auM^plQf
Qupi qu*i| en «ojl, BpUçy est Pe»té jusqu'à pr^swt dans le $tat^ qm, m*tep4 les efforts do plwsi^urs prêtres dans lo s^n^ contraire (l); e^, feien qoft Mgr. ^q L,angalerie ail fait la voyage ^ HQ^)<^ ^R 48S9« qui acte de sa part n'est ejaoore veuM. anwnçer wn pir<>nftpi rfi^our. BeUey aH^nd sans doute, çqnime qn le faisait 4i»o k Mgr Clwlandpn, que tyo^ lui ail frayé la rqql^; n'e^t-çe pas le oai 4?i dire : jusqu'il quand?
Que r^ na^$ poru^elle ici ^ne remarque <îurleuse à pçppqSi du jqqr dç l'an *857; e* jo^^r-là ét^it, k ce qu'il pa» p?itt mi jqur n^fas^e au point dP ym ^ nouvelles, puis* qu'qn déclarait celles 4o Lyon aussi peu féellss que celles 4e Relley sq Irq^i^vatonl ]>^ offi/dMes, Majs oqla ne nous prouv^aitTi^ p^ au D)9ins qu'il y avait* à Lyop comme à B^tçy. d^S p«r$pnnf!s Uqs-dé$ireus^ de recevoir des nau^yelle^, et ayftut un vif besoiq^dq crqlrq vraies celles qu'on prenait la Ubiertê dç leur qffrîF?
{N'qv^ ne Sqirqns. pi»S cq| arMçle s\iir Bqlley , sans im uu (nqt ^ la louange 4o Mgr- Oevie. IHo^s avonsi raconte, dao^ qolç^ Iftlro^MÇliqu, pq»me qqqi ce Prélat avait fait dispa-» raitro 4^ %^ïk drocèse les x^\^ du rpooka^n par une ordon^ 9Ançq consigné^ dan^ soq |U|uel. IHous q'avqns pas k réirae^ ter Wl^ ys^rlfo^ (^rta^lem^nt autbqntiquq; mm M. te
(i) Nous signalerons en parUculier M. le chanoine Girard, qui a publia en 18^ one petke brochure de ï% pages, intitulée 2 Qvkelquei mois sur
chanoine Girard nous apprend, dans sa brochure citée en note, que telles n'avaient pas été d'abord les pensées de ce Prélat; au contraire, dit-il, à son arrivée à Belley en 1823, il voulait prescrire la liturgie romaine, et (surtout) il ne se croyait -pas le droit de forcer à prendre le rit lyonnais, introduit depuis peu de temps dans un certain nombre de paroisses. Ce sont des membres de son administt^tion d'alors qui dissipèrent ses scrupules..
Maintenant, pour dire un mot des saints du pays dont Belley célèbre aujourd'hui la fête, nous signalerons d'abord saint Hippolytc, Ik* évéquc de Belley e^t abbé de Gmdat, mort en 754 ; saint Anthelme, W évêque de Belley, mort en 1 177, patron de la ville, et dont le corps a été replacé solennellement à la cathédrale le 50 juin 1829; saint Arthaud, chartreux, 48* évéque de Belley, mort en 1206, et dont le corps, resté à Lochieu, a été Tobjet d'une translation solennelle le 15 avril 1850. Il y a des Confréries sous le nom de ces deux derniers saints. Belley honore ensuite saint Etienne de Chàtillon , évéque de Die , mort au commencement du Xlir siècle, flls du seigneur de Chàtillon en Dombes; saint' Barnard, archevêque de Vienne au IX* siècle, d'abord seigneur puis abbé d'Ambournai, mort au monastère de Romans qu'il avait fondé dans son diocèse de Vienne; en6n le bienheureux Louis Aleman, eardtnaJ-archevéque d'Arles, né au château d'Arbent en Bugey près d'Oyonax, mort en 1450. Clément VII a approuvé son culte le 9 avril 1527, et son of6ce a été accordé au diocèse de Belley par un rescrit du 7 août 1852. On y vénère aussi saint Domitien, abbé de Bébrou au V siècle, et saint Rambert, martyrisé en Bugey par les émissaires d'Ebroïn. Son corps fut porté au monastère de Bébrou qui a pris son nom, et on en a fait la reconnaissance le 9 avril 1855, et la translation le 14; ajohtons saint Trivier, solitaire en Dombes au VP siècle, lequel a donné son nom à Saint-Trivier-sur-Moignon, et à Saint-Trivier-de- Courtes qui l'a pour patron; enCn, saint Vulbas, martyr en Bugey au VIP siècle; son corps est dans le village de son nom; on en a fait la reconnaissance le 28 juillet 1851.
Belley honore aussi saint Didier, évéquc de Vienne, martyrisé dans le lieu qui po^te son nom à Sainl-Didier-sur- Ghalaronne, département de l'Ain, et saint Gérard, évéque de Mâcon, mort au prieuré de Brou dans le X"* siècle.
Ce seront là sans doute les saints que l'on mettra au Propre de Belley, quand enfin on se décidera à y reprendre la liturgie romaine.
— zn —
Si£t2=