LXXXIV
nommer Vicaires généraux pour le temps de la vacance du siège, mais avec une disUnction entre nous; et ce fut d'après sa décision qu'un seul rédigea et signa le Mandement annonçant la mort de notre bien-aimé Pontife et prescrivant les prières pour le repos de son âme. Ces actes ayant soulevé des difficultés auprès du Gouvernement, pour satisfaire au vœu exprimé par Son Exe. le Ministre de l'instruction publique et des cultes, nous vous déclarons que nous participons tous deux également à Tadministration da diocèse avec la même autorité et avec les mêmes droits, et qu'on peut s'adresser indifféremment à Tun ou à l'autre de nous pour toutes les a&ires du diocèse.
» Les Vicaires généraux capitulaires ,
» Heurtbbizb, Todrt. »
Le Monde, en rapportant cette Circulaire dans son numéro du 5 janvier 1862, s'abstenait de tout commentaire sur son contenu. a Tout le monde, disait-il , voit quelles graves questions elle soulève. » Il ajoutait que des difficultés semblables s'étant auparavant produites à Luçon y avaient été résolues de la même manière ; puis, il soupçonnait qu'elles se représenteraient probablement à Saint-Brieuc. Son pressentiment là-dessus ne devait pas tarder à se réaliser. En effet, dès le lendemain 6 janvier, il pouvait publier la circulaire suivante du Chapitre de Saint-Brieuc , en date du 28 décembre 1861 :
a Messieurs et cbers collègue,
i> Après la pénible tâche que nous avons remplie, en vous annonçant hier le coup si imprévu qui vient de frapper TEglise de Saint-Brieuc, il restait au Chapitre de la cathédrale un autre devoir à accomplir, celui de pourvoir à l'administration du diocèse pendant la vacance du siège. C'est ce que nous avons fait dans l'assemblée tenue ce matin, conformément aux saints canons, en nommant Vicaire capitulaire M. l'abbé Auffret, et en lui adjoignant son ancien collègue, M. l'abbé Bigrel, avec le litre de substitut.
» Celte modification dans la forme, plus en harmonie avec les règles de l'Eglise, vous édifiera, loin de vous surprendre. Vous pouvez, d'ailleurs, vous adresser indistinctement, pour les affaires, à l'un ou à l'autre, les pouvoirs des deux étant les mêmes.
y> Nous sommes, etc.,
D les membres du Chapitre (au nombre de 9), SoucHfiT, doyen, etc. n