‹ Études liturgiquesChapitre 62 sur 63 · EXPLICATION DES TABLEAUX SUIVANTS · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES TABLEAUX SUIVANTS

Nous ayons annoncé, dans le cours de noire Histoire, trois tableaux synoptiques que nous nous proposions d'annexer à notre ouvrage.

- L Le premier est comme un abrégé très-substantiel de la partie de notre Histoire relative à la réforme liturgique en France au XIX* siècle. Ce Tableau a été déjà asses longuement expliqué dans notre IntrodiuiHon^ néanmoins, nous sentons encore le besoin d'ajouter ici quelques mots à raison d'une modification que nous avons faite pendant l'impression de notre Histoire. Nous avons cru devoir, en effet, substituer aux chifiires de population que nous avait fournis la France ecclésiastique de 1857, ceux qui ont été accusés par le dernier recensement fait en France à la date du 4*^^ janvier 1862. Ainsi, Von ne trouvera plus dans notre Tableau los 497,000 diocésains d'Aix et les 350,000 de Marseille, mais, en lieu et place de ces deux chiffres, celui de 507,000 habitants pour les Bouches-dU'Rhône, lequel chiffre doit se partager entre les deux diocèses d'Aix et de Marseille, dans les mêmes proportions sans doute que les chiffres anciens. Ce seul exemple suffit pour montrer que c'est la population des départements que nous avons donnée ; aussi Ton remarquera : 4® que nous avons attribué deux chiffres de population aux diocèses qui renferment deux départements, savoir : Besançon, Bourges, Lyon, Limoges, Poitiers et Strasbourg; le premier de ces chiffres représente la population du premier des deux départements pris dans Tordre alphabétique suivant : Doubs et Haute-Saône, Cher et Indre, Loire et Rhône, Creuse et Haute>Yienne, Deux-Sèvres et Vienne, Bas-Rhin et Haut-Rhin; si quelqu'un veut avoir la population totale de ces diocèses, il n'aura qu'à faire une simple addition ; ^ pour ce qui regarde Reims et Châlons-sur-Marne, le chiffre placé après le premier n'indique que la population des Ardennes ; il faudrait donc y ajouter celle de l'arrondissement de Reims^ pour avoir la population de Tarchidiocèse de ce nom, et diminuer d'autant la population de la Marne attribuée à Chàlons, pour avoir le nombre réel des habitants de ce dernier diocèse ; 3® les deux chiffres de population marqués dans la province ecclésiastique de Chambéry sont ceux de ses deux départements de la Savoie et de la Haute-Savoie ; il faudrait donc la répartir entre ses quatre diocèses, dans la proportion sans doute du nombre des paroisses de chacun ; i° enfin,

en Ce qui touche à la population de rAlgérie et des lies, notiS Tavons conservée telle qu'elle nous était fournie par la France ecclésiastique de 4857; sur quoi il faut savoir qne Ton n'a compté en Algérie que la population européenne, tant militaire que coloniale, tandis que, pour les lleS; on a calculé tous les habitants à quelque race qu'ils appartiennent. Dans le diocèse de Saint-Denis, les Européens forment à peu près le tiers de la population totale; au contraire, ils n'entrent guère que pour un treizième dans la population de la Guadeloupe et de la Martinique.

Une dernière observation à faire, c'est que, ne voulant donner la population que par mille, nous nous sommes arrêté au mille vrai quand Texcédant de la population n'allait pas à cinq cents habitants, tandis que nous avons augmenté ce chiffre d*une unité dans le cas contraire. La compensation, au reste, s'est trouvée si bien faite en agissant de la sorte, que l'addition de nos chiffres produit juste les 37 millions et 382,000 habitants du recensement légal dur' janvier 4862.

II. Notre second Tableau offre tout le personnel de l'épiscopat français du XIX' siècle. Ce Tableau se trouve comme naturellement divisé en quatre époques principales, savoir : le premier Empire, la Restauration , le règne de Louis-Philippe et le deuxième Empire, y compris la République qui Ta précédé.

Et d'abord, on voit dans une première colonne tous les Prélats du premier Empire en face des soixante sièges d'alors. Nous n'avons point placé de chiffre avant les noms de ceux qui ont occupé ces sièges les premiers, car on sait qu'ils ont tous été promus en 4802; quant à leurs successeurs jiasqu'à nos jours, nous avons marqué la date de leur institution ou de leur sacre par le chiffre qui précède leur nom. Ainsi, par exemple, le chiffre 6 avant le nom de Mgr. Miollis montre que ce Prélat a remplacé à Digne Mgr. Desselle en 4806. Mais pourquoi le nom de Mgr. Desselle se trouve-t-il écrit en cet endroit en lettres italiques? C'est parce qu'il a été transféré de Digne à un autre siège, à Chambéry, qu'il a occupé jusqu'en 4824 (comme Archevêque depuis 4847, sous la domination sarde). Au contraire, le nom de Mgr. Miollis est écrit en lettres romaines, parce qu'il n'a pas occupé d'autre siège que celui de Digne; seulement, comme il n'est pas mort évèque de Digne et qu'il avait donné auparavant la démission de son siège, son nom est suivi d'un astérisque * dont le but est de faire connaître précisément cette particularité. Nous devons remarquer à celle occasion que les Prélats ainsi démissionnes sont devenus généralement chanoines de Saint*Denis, à partir de l'érection de cette institution en 4806, en sorte qu& l'on retrouvera leurs noms

dans une sorte d'appendice accolé à notre second Tableau et donnant la liste des chanoines de Saint-Denis. On voit dans cet appendice, avant le nom des Prélats, deux chiffres, le premier indiquant Tépoque de leur admission à Saint-Denis, et l'autre celle de leur mort. Quand nous ignorions cette dernière date, nous Tavons remplacée par deux zéros. Les noms en italiques sont ceux des simples Ëvèques in parlibus; ceux entre parenthèses indiquent des Prélats qui n'ont peut-être pas fait partie du chapitre de Saint-Denis, ou qui n*ont pas reçu le caractère épiscopal.

Mais l'astérisque *, dont nous avons parlé tout à l'heure, ne se trouve pas seulement placé après certains noms; on l'aperçoit quelquefois immédiatement avant; il indique, dans cette position, que le Prélat dont il s'agit avait déjà occupé un autre siège, ou tout au moins possédé un titre épiscopal m parlibus y avant de gouverner le (Jiocèse qui lui est attribué. Ainsi, par exemple, Mgr. de Bausset-Roquefort avait été évèque de Vannes avant de devenir Archevêque d'Aix ; Mgr. de Mazenod, neveu, avait été sacré évèque in parlibus avant de devenir coadjuteur, puis successeur de son oncle à Marseille. Cette circonstance de la coadjutorerie puis delà succession dans un même siège se trouve marquée par un double chiffre avant un nom; 32-37, avant le nom de Mgr. de Mazenod, montre donc que ce Prélat a été coadjuteur de Marseille depuis 483$, et qu*il en est devenu titulaire en 1837. Si le premier de ces deux chiffres est entre parenthèses, au lieu d'indiquer une coadjiitorerie, il annonce simplement que le Prélat qui suit avait occupé à cette date un premier siège hors de France, ou obtenu un simple titre in parlibus; ainsi pourMMgrs. de Gheverus et Dubourg, évêques de Boston et de la Louisiane en Amérique, pour Mgr. Bigex, évèque de Pignerol en Piémont, pour MMgrs. Salamon, de Latil, de Quélen et Gotlret, évèque d'Orthosie, d'Amyclée, de Samosate et de Caryste in parlibus , pour MMgrs. Donnet et Affre, coadjuteurs de Nancy et de Strasbourg, enfin pour Mgr. Forcade, évèque de Samos in parlibus et vicaire apostolique du Japon. Nous avons marqué d'une manière spéciale, dans notre Tableau, quand un évèque n avait été, adjoint à un autre qu'à titre d*atmciliaire sans coadjulorerie ni droit de future succession; cela regarde MMgrs. Dupont à Sens en 4824, de Rouville à Reims en 4828, Sibour à Paris en 4855, et Jeancard à Marseille en 4858, pour ne pas parler des suffragants de Trêves.

Remarquons encore une particularité de notre Tableau ; on y voit quelques noms écrits en capitales ; ce sont ceux des Prélats français qui ont été décorés de la pourpre romaine. Leurs nom$

— ccu —

se trouvent, du reste, reportés dans ua autre endroit de notre Ta* bleau; s'ils y sont précédés de deux chiffres, le premier indkiiie Tannée de leur promotion au cardinalat, et le second celle de leur mort; s*il n'y ^i^ & qu'un, il se rapporte à leur promotion, ei montre que le Prélat est encore vivant.

Un exemple va résumer en quelque façon toutes les données générales de notre Tableau. Prenons à Bourges Mgr. Dupont. D'abord son nom écrit là en capitales indique sa qualité de cardinal ; ensuite, on voit qu'il est mort Archevêque de Bourges, puisque son nonS n'est suivi d'aucun astérique et qu'il a été remplacé en 4859 par Mgr. Menjaud; d'un autre côté, le chiffre qui précède son nom marque qu4l était devenu Archevêque de Bourges en 4843, mais l'astérisque qu'on y remarque aussi montre qu'il ve* nait d'ailleurs; aussi le trouvons-nous Archevêque-, non Cardinal, à Avignon depuis 1835 à 4843; seulement, là encore, il y a un astérisque qui nous oblige de le rechercher plus haut; nous le voyons donc évêque de Saint-Dié de 1830 à 4835; ce n'est pas tout, il avait été sacré comme auxiliaire de Sens en 4824. Si nous l'avions pris dans ce premier poste, son nom écrit en italiques nous aurait forcé de le chercher ailleurs ; la même chose nous serait arrivée quand nous l'aurions découvert à Saint-Dié, ei ainsi de suite.

Maintenant, il ne nous reste plus qu'à expliquer certaines particularités propres à deux colonnes de notre Tableau, celles qui se rattachent au premier et au deuxième Empire.

Et d'abord dans la colonne du premier Empire, on aperçoit avant certains noms les lettres A et C ; la lettre A indique d'anciens évêques légitimement promus avant la révolution de 4789 ; au contraire, la lettre C fait connaître les anciens évêques constitulionnels admis à des sièges Lors du Concordat. Quelques noms sont suivis du chiffre 41; nous avons voulu signaler par là les éVêques qui se sont montrés fermes en 181 4 ; d'autres chiffres sont précédés de la lettre m, ils indiquent l'année de la mort du Prélat. Viennent ensuite quelques noms entre parenthèses, ce sont ceux des évêques simplement nommés à des sièges depuis 4809. Oo remarquera e^. particulier ceux qui avaient été nonimés à Troyes, à Gand et à Tournai en lieu et place des trois titulaires de ces sièges, emprisonnés en 484 1 et contraints de se démettre. On voit aussi aprèfi quelques noms d'anciens constitutionnels les lettres d. r.; elles désignent ceux qui avaient démenti publiquement la rétractation exigée d'eux par le légat en 4802; en6n, on trouve ail eurs les lettres r. d., signifiant le refus de démission fait par ces Prélats en 1815-47. L,es lettres B. U., après eertat^ noms.

— ccm —

nous apprennent que la Biographie universelle de Michaud contient une notice sur les Prélats dont il $'agit, dans le supplément seulement, si elles sont imprimées en italiques.

Pour ce qui regarde la colonne relative au deuxième Empire, nous Vavons organisée de manière à ce qu'on y voie, comme à part et superposés les uns aux autres, tous les Prélats actuellement en exercice ; ceux dont la nomination aux sièges qu'ils occupent est antérieure à la Révolution de 4 848 ont le chiffre indi* quant Tannée de leur promotion un peu reculé dans la colonne précédente; il a fallu aussi y reporter certains Prélats préconisés depuis, quand ils avaient cessé d'en posséder le titre cédé à d'autres ou resté vacant; seulement on a eu soin d'en avertir par un crochet placé avapt leur nom. En6n, on a cru devoir ajouter après le nom des Prélats actuels le diocèse de leur origine et l'année de leur naissance.

lU. Notre Troisième Tableau représente le personnel du clergé français pris à l'époque de la Révolution de 4789. Nous avons donné la clef de ce Tableau dans notre Note M.

IJ

ji^Celft^g

GoogI

Page 1