‹ Études médicales sur l'ancienne RomeChapitre 11 sur 21 · I.a l'OSiiiétique , les Parfums , etc · texte numérisé non relu

I.a l'OSiiiétique , les Parfums , etc

Dans les temps anciens, les médecins étaient aussi appelés à s’occuper des diverses pratiijues relatives à rembellissement du corps, et l’on trouve dans Hippocrate, Celse, Galien, Paul, d’Égine, etc,, de nombreuses formules de préparations destinées à ces usages.

Il est important tout d’abord d’établir une distinction entre les résultats que l’on cherchait à obtenir ; tout ce qui avait rapport à l’hygiène et à l’embellissement du corps constituait l’ar^ ornalrix ou cosmétique; mais en poussant les choses plus loin, on arrivait à Vars fucatrix ou commotique; c’était l’art de corriger des imperfections naturelles ou de réparer les outrages du temps.

Chez les Romains, l’usage des parfums était poussé jusqu’à l’abus, surtout au moment où les mœurs commencèrent à se relâcher; aucune fête n’était complète sans ce rallinenient cjui arriva à acquérii’

LA COSMÉTIQUE, LES PARFUMS, ETC. lll

une grande importance. Las Romains, ({ui ne négligeaient rien de ce qui pouvait augmenter leurs jouissances voluptueuses, avaient parfaitement constaté l’influence des parfums à ce point de vue, ce que les physiologistes ont également noté.

Les parfums étaient généralement fal)ri(|ués avec des substances que Rome recevait des contrées les plus riches de son empire : l’Egypte, l’Arabie, l’Inde étaient mises à contribution, et en fournissaient d’énormes quantités; on employait aussi les plantes que fournit le sol de ritalie : le lys, l’iris, l’œnantbe, le narcisse, la marjolaine, etc. Les roses de Pæstum avaient depuis acquis une réputation universelle; elles sont célébrées par tous les poètes; elles fleurissaient deux fois par an : hiferi rosaria Pœsti, Aujourd’hui la ville est en ruines, les jardins ont été envahis par les ronces et les broussailles; l’air, au lieu d’être parfumé de leurs douces senteurs, est vicié par les eftluves que répandent les marais voisins. Sic rosarum gloria transit! Les roses de Pbaselis et celles de la Campanie avaient également une certaine vogue.

Le jonc odorant (cyoïvoç, scliœnus) fournissait un des parfums les plus communs et les moins estimés : il ne coûtait guère (pie 12 à 13 francs la livre ; il était à peu près exclusivement réservé aux courtisanes (pie Ton désignait (quelquefois, h cause de cela, sous le nom de schœniculœ (Festus;. On sait qu’il était dé-

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