LA COSMÉTIQUE, LES P A UE U MS, ETC
fendu aux courtisanes de porter certains vêlements et certaines étoffes dont l’usage était réservé aux matrones; il en était de même pour les parfums les plus précieux. Nous verrons plus loin (ju’il leur était également défendu de porter des cheveux noirs.
Outre les odeurs que l’on tirait des plantes que nous avons nommées, il existait un grand nombre de parfums composés. Les plus estimés étaient le meyalium, ainsi nommé à cause de sa grande réputation ; le telinum^ de Télos; le malobathrum, de Sidon ; le nardim, surtout celui de Perse; Y opohalsamum^ etc. Le cinnamome coûtait au moins 21i6 francs la livre. On ne connaît pas la composition de ces différents parfums dont la préparation était tenue secrète par ceux qui en faisaient le commerce; l’Assyrie, l’Égypte fournissaient les matières premières, ainsi que l’Arabie, qui était divisée en cinq régions, dont l’une portait le nom de pays des Aromates (1). Chaque parfumeur faisait ensuite les préparations suivant des procédés particuliers. Les noms de quelques-uns de ces parfumeurs sont parvenus jusqu’à nous., grâce à leur découverte : Nicéros avait donné son nom à la nicérotiane (2); il y avait également un parfumeur du nom de Cosmus (o); Folia, la compagne de Cani-
(1) Strabon, liv. XVt. — Voy. Hérodote, liv. III, cvil.
(2) Martial, liv. VI, 6p. 55 : F) agras plumbea Nicerotiana.
(3) Martial, liv. XII, ép. 65. ^ •