‹ Études médicales sur l'ancienne RomeChapitre 14 sur 21 · LA COSMÉTIQUE, LES PARFUMS, ETC · texte numérisé non relu

LA COSMÉTIQUE, LES PARFUMS, ETC

SOUS une perruque blonde lorsqu’elle se rendait aux bouges du quartier de Suburre :

.... Nigrum flavo crinem ascendente galero (I).

L’usage des perruques et des faux cheveux était assez répandu à Rome :

Jurât capillos esse, quod émit, sues Fabulla ; numquid, Paule, pejerat? Nego (2).

« Fabulla jure que les cheveux qu’elle a achetés sont les siens. Fait-elle un parjure? Nullement. » Une jeune fille qui avait les cheveux châtains les avait fait tomber en voulant les teindre en noir. Ovide lui adresse quelques consolations :

Nunc tibi captivos mittet Germania crines Culta triumphatæ munere gentis eris (3).

« Maintenant la Germanie t’enverra des cheveux d’esclaves; une nation soumise se chargera de ta parure. »

Mais voici qui est plus concluant :

Dictus eram cuidam subito venisse puellæ :

Turbida perversas induit ilia comas (4).

« Un jour on annonce à une belle mon arrivée

(1) Juvénal, sat. VI, V. 1 20.

. (2) Martial, liv. VI, ép. 12.

(3) Ovide, Les Amours, liv. I, él. xiv.

(4) Ovide, Art d'aimer, liv. III, v. 245.

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