Î.A COSMÉTIQUE, LES PARFUMS, ETC
La iiiaiKlragore, au dire de Pline, servait à effacer les cicatrices du visage. A ce titi’c, elle trouverail d’heureuses applications à la suite des opérations anaplastiques ; niallieureusenient, cette propriété de la mandragore est aussi illusoire que celle qui lui fut attribuée plus tard (1).
Ovide avait composé un poëme intitulé les Cosmétiques [Medicamina faciei)\ il était dédié aux femmes comme le prouvent les deux premiers vers :
Discite quæ facieni commendat cura, puellæ,
Et quo sit vobis forma tuenda modo.
La plus grande partie de cet ouvrage est perdue; il n’en reste qu’un fragment de cent vers; on y retrouve rétonnante facilité d’Ovide, qui pouvait seul vaincre les difficultés d’un sujet aussi aride.
Voici la formule d’une jiréparation qui était destinée à rendre le teint plus uni, plus brillant :
Orge de Libye mondé 2 livres.
Farine d’ers 2 livres.
Corne de cerf 1 /6 de livre.
Gomme 2 onces.
Épeautre de Toscane 2 onces.
(1) La Fontaine, La Mandragore.