Eusèbe, Prap. evang,^ IV, 8, passim
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même. H égayait la dîalectîqQe et aTait coutume, quand <m Im opposait un raisonnaient caj^eox, de riposter aossîtôt par on autre de même force qui en était la parodie. (Test ainsi que, pour se moquer d'un adveisaire, il rqiartît un jour par c^ ailgument : « Si j^ai bi^i raisonné, j^ai gaigné ma cause ; si j'ai mal raisonné^ Diogène n'a qu'à me rendre ma mine *. » Caniéade avait en effet appris la logique du stoïcien Diogàie, et la mine était l'honoraire qu'on donnait à un dialecticien. C'était dire aux stoïciens : J'ai appris la logique chez vous, et, si je raisonne mal, c'est votre faute. D'autres fois^ il lui échappait des pensées aussi graves que spirituelles ; nous n'en citerons qu'une sur l'éducation, c Sait-on, disait-il, pourquoi les enfants des rois et des riches n'apprennent rien comme il faut, si ce n'est monter à cheval? Cest que les maîtres les flattent et leur font croire qu'ils savent quelque chose, que même leurs jeunes compagnons dans les luttes se laissent complaisamment tomber sous eux , tandis que le cheval, sans façon, qu'on soit prince ou non, riche ou pauvre, jette par terre qui ne sait pas bien se tenir *. » Pensée non moins juste que piquante, qu'on inscrit aujourd'hui dans les manèges pour l'instruction des futurs cavaliers, mais qu'on pourrait graver aussi