‹ Études NapoléoniennesChapitre 108 sur 177 · Id.,id., Champagnyk Sélusliani, -jS janvier · texte numérisé non relu

Id.,id., Champagnyk Sélusliani, -jS janvier

3. Id., id., Conféronco du ii-a3 janvier i8o8(vol. aïO, f" 5o).

LES FRA>ÇAIS SUR LA COTE DE l\\DRIAT1QLE 267

L'ambassadeur ottoman ne manqua de renseigner son o;ouvernement sur tous ces faits, sur cette persistante mauvaise volonté à l'égard d'une paix définitive. La Porte s'impatienta, s'inquiéta de jour en jour davantage. Il lui parut clair que la Russie ne voulait pas plus de la paix que de l'armistice ; elle fut en droit de s'attendre à la prochaine ouverture de nouvelles hostilités ; elle en fut très troublée, n'étant pas prête à une résistance sérieuse. Il lui parut clair aussi que Napoléon ne voulait pas la défendre, garantir plus longtemps l'intégrité et l'indépendance de son empire ; elle dut se persuader qu'il y avait partie liée contre elle entre la France et la Russie, que des arrangements avaient été pris ^n ce sens dès l'entrevue de Tilsit, que sans doute le démembrement de son empire avait été résolu, que les deux alHés n'attendaient pour cela que le moment favorable, le retour <le la belle saison, qu'ils l'avaient ensemble trompée depuis six mois pour l'empêcher de chercher ailleurs sa protection. Elle attendait le printemps dans la terreur ; comme il arrive toujours, son imagination grossissait le danger.

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